Bruxelles, 23/01/2009 (Agence Europe) - Les ministres responsables de l'Emploi et des Affaires sociales de l'UE se sont réunis de manière informelle, jeudi 22 et vendredi 23 janvier à Luhaèovice, en République tchèque, pour y procéder à des échanges de vues concernant la mobilité sur le marché du travail. Cette réunion, présidée par le ministre tchèque du Travail et des Affaires sociales Petr Neèas, a notamment permis à ce dernier de rappeler le credo de l'actuelle présidence de l'UE, à savoir que la libéralisation totale du marché du travail et l'élimination des obstacles à la mobilité sont sa priorité dans le domaine de l'emploi. Petr Neèas a dit sa conviction, devant la presse, que la mobilité, qu'elle soit professionnelle, géographique ou qu'elle consiste en un passage d'une situation d'inactivité à l'obtention d'un emploi sur le marché du travail, « pouvait être un outil qui nous permette de maîtriser la crise actuelle ».
Les ministres ont consacré la journée de jeudi à débattre de la mobilité professionnelle. M. Neèas a estimé en substance qu'il était nécessaire d'aborder la question du changement d'employeur mais aussi celle du changement de métier au cours d'une carrière. Il faut inciter les Européens à changer de métier, à se recycler et faciliter la mobilité par des mesures concrètes, a-t-il poursuivi, assurant que cet avis était partagé par ses homologues. Vendredi, les ministres ont procédé à des échanges de vues sur la mobilité géographique et le passage des personnes défavorisées de situations de chômage ou d'absence d'activité au marché du travail. S'agissant de la mobilité géographique, ils sont convenus de la nécessité de progresser en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Le commissaire Vladimir Špidla a fait valoir que la mobilité géographique demandait aussi une meilleure coordination des systèmes de sécurité sociale ainsi que d'assurer la portabilité des droits acquis par un travailleur en cas de changement. Concernant les mesures transitoires restreignant dans certains États membres la libre circulation des travailleurs en provenance des pays ayant adhéré en 2004 et 2007, M. Neèas a rappelé qu'après mai 2009, les pays voulant continuer d'appliquer ces mesures devront le justifier « preuves à l'appui » auprès de la Commission. Il a par ailleurs indiqué que la Présidence avait le soutien des États membres et de la Commission pour trouver un compromis avec le Parlement européen sur la directive « temps de travail ». « Nous allons chercher à définir un mandat qui nous permette de négocier avec le PE », a-t-il assuré. (O.L.)