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Bulletin Quotidien Europe N° 9780
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/prÉsidence tchÈque

Vaclav Klaus confirme son euroscepticisme

Bruxelles, 11/11/2008 (Agence Europe) - L'UE présidée au premier semestre 2009 par un pays dont le président se définit lui-même comme un « dissident de l'Union européenne » ? À sept semaines du début de la Présidence tchèque, alors que la survie du gouvernement de Mirek Topolanek ne tient qu'à un fil, de nouvelles déclarations provocatrices du président tchèque Vaclav Klaus suscitent des interrogations sur la capacité du pays à assumer sa première présidence européenne avec la sérénité politique requise. En visite en Irlande, où il devait avoir, mardi soir, une entrevue avec l'homme d'affaires millionnaire Declan Ganley (initiateur de la campagne du « non » au Traité de Lisbonne), M. Klaus a justifié sa rencontre controversée avec le dirigeant de Libertas comme suit: « Mon prédécesseur, Vaclav Havel, aimait lui aussi rencontrer des dissidents de différents pays, donc maintenant je rencontre un dissident de l'UE. Et je me considère comme l'un d'eux ». La Commission européenne n'a pas souhaité commenter ces propos. Le porte-parole de José Manuel Barroso a juste rappelé mardi qu' « une présidence de l'UE a une tâche clairement définie par le traité ». Il a aussi dit que la Commission avait « confiance dans la détermination de la République tchèque de mener à bien sa Présidence ».

Traité de Lisbonne. La visite de M. Klaus en Irlande intervient à un moment délicat pour le nouveau traité qui a été rejeté par les Irlandais en juin et qui n'est toujours pas ratifié en République tchèque. Alors que le Premier ministre Topolanek avait l'intention d'achever la ratification parlementaire tchèque avant la fin de l'année, la Cour constitutionnelle vient de reporter au 25 novembre la publication de son avis sur la compatibilité du traité avec la Constitution tchèque (à la demande du président Klaus qui considère que le traité est « mort » et qui souhaite encore s'exprimer devant la Cour avant le verdict). Lundi à Dublin, après un entretien avec le Premier ministre Brian Cowen (qui devra proposer au Conseil européen de décembre les éléments d'une solution au problème irlandais), M. Klaus a dit à la presse qu'il n'avait pas l'impression que le Taoiseach allait pousser en faveur d'une solution rapide. Lors d'un dîner avec M. Klaus, Brian Cowen avait dit que la solution à proposer pour sortir de l'impasse devra à la fois tenir compte des préoccupations des Irlandais et être acceptable pour les 26 autres pays membres. « Cette combinaison ne sera pas facile à atteindre, mais je suis déterminé à y arriver ». Entre-temps, Declan Ganley prépare « une plateforme pour donner à tous les citoyens de l'UE une chance d'exprimer leurs vues sur le Traité de Lisbonne », lors des élections européennes en juin prochain, indique le site de Libertas (http://www.libertas.org ). (H.B.)

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