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Bulletin Quotidien Europe N° 9780
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

La Commission propose une stratégie européenne pour les maladies rares

Bruxelles, 11/11/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mardi 11 novembre, une communication et une proposition de recommandation du Conseil sur les maladies rares, qui définissent une

stratégie communautaire globale destinée à aider les États membres en matière de diagnostic, de traitement et de soins pour les 36 millions de citoyens de l'UE souffrant de telles maladies.

La communication (voir EUROPE n° 9755) décrit une stratégie communautaire s'articulant autour de trois grands axes d'action, qui visent à: - améliorer la reconnaissance et la visibilité des maladies rares ; - soutenir les plans nationaux consacrés aux maladies rares dans les États membres ; - renforcer la coopération et la coordination dans le domaine des maladies rares au niveau européen. La coopération européenne contribuera à regrouper les ressources limitées disponibles pour les maladies rares, qui sont actuellement dispersées entre les différents pays de l'UE. L'action européenne facilitera les contacts entre les patients et les professionnels des différents États membres et, partant, l'échange de connaissances et d'informations, ainsi que la coordination dans ce domaine. Cet objectif sera atteint, par exemple, par la mise en réseau de centres d'expertise de différents pays et par le recours aux technologies de l'information («santé en ligne»). La plupart des activités décrites par la communication ne sont pas nouvelles. Il s'agit surtout de mieux coordonner les actions déjà entreprises au travers du réseau Orphanet, du projet de recherche ERA-Net cofinancé par le programme-cadre de recherche, des activités développées au sein de l'Agence européenne des médicaments (EMEA) sur les médicaments orphelins, etc. La Commission, qui se fera assister par un comité consultatif de l'UE sur les maladies rares (CCUEMR) chargé de la conseiller dans la mise en œuvre de cette stratégie (ce comité remplacera l'actuelle task-force), cherche également à développer l'implication des États membres. C'est le sens de la recommandation qu'elle propose à leur adoption (le sujet constituant une des priorités de la Présidence française dans le domaine de la santé, cette adoption pourrait intervenir rapidement, éventuellement lors du Conseil de la mi-décembre). Cette recommandation préconise l'adoption de plans nationaux concernant les maladies rares (recensement, recherche, information des patients, centres d'excellence, contributions aux réseaux européens de référence), le développement de l'échange d'informations et de bonnes pratiques ainsi qu'une meilleure coopération notamment en vue de faciliter les soins transfrontaliers.

Les maladies rares sont des affections qui touchent moins de cinq personnes sur dix mille. Il en existe entre 5 000 et 8 000. Elles sont essentiellement d'origine génétique, mais il peut également s'agir de formes rares de cancer, de maladies auto-immunes et de malformations congénitales.

En présentant ces deux textes à la presse, la commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou, a déclaré: «Nous voulons sortir de l'ombre les patients atteints de maladies rares. L'expertise dans ce domaine est dispersée dans toute l'Union. L'existence même de certaines de ces affections n'est pas pleinement reconnue. Par conséquent, de très nombreux patients demeurent plongés dans l'incertitude pendant des années avant que leur maladie ne soit correctement diagnostiquée et traitée. Il s'agit d'un domaine où la valeur ajoutée d'une collaboration au niveau européen est manifeste et concrète, et peut faire toute la différence entre marginalisation et traitement approprié de millions de personnes dans toute l'Europe ». Dans un communiqué diffusé immédiatement après cette présentation, le conservateur britannique John Bowis salue la présentation de cette stratégie. M. Bowis est le rapporteur du Parlement européen sur la proposition de directive concernant les soins de santé transfrontaliers.

Interrogé par un confrère de la Frankfurter Allgemeine Zeitung sur ses réticences concernant le paquet Médicament (information des patients, lutte contre la contrefaçon et pharmacovigilance) élaboré par les services du vice-président de la Commission chargé de l'Industrie, Günter Verheugen, Mme Vassiliou s'est bornée à constater que l'adoption de ces textes avait été reportée et que le processus de consultation est toujours en cours. « Je ne veux pas donner mon avis avant la fin de ce processus », a-t-elle ajouté. Ce paquet aurait dû être adopté mardi 21 octobre (voir EUROPE n° 9763 et 9767). La date du 26 novembre est évoquée pour son adoption retardée pour des raisons liées aux intérêts du commerce parallèle. (O.J.)

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