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Bulletin Quotidien Europe N° 9776
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/tÉlÉcommunications

Premier débat sur la nécessité ou non de prolonger le règlement sur le roaming

Bruxelles, 04/11/2008 (Agence Europe) - La commission de l'industrie au Parlement européen a procédé, mardi 4 novembre, à un premier échange de vues sur une prorogation éventuelle du règlement "roaming" jusqu'en 2013. Les députés ont également discuté quant à la nécessité de fixer ou non des plafonds de prix pour les messages textes et autres services de roaming comme les messages multimédia ou les services internet sur les téléphones mobiles.

Ce premier échange de vues a montré un certain scepticisme parmi les députés libéraux et conservateurs. « La première question que nous devons nous poser aujourd'hui est de savoir si nous faisons bien d'intervenir sur le marché ou non », a interrogé Adina-Ioana Valean (ALDE, roumaine), rapporteur sur la question. « Nous n'avons pas à proprement parler un marché qui fonctionne puisque presque toutes les entreprises ont adopté des prix qui sont exactement au niveau fixé dans le règlement de 2007 », a souligné Fabio Colasanti, directeur général à la DG information et média de la Commission européenne, en défendant l'idée de maintenir les plafonds de prix pour les appels vocaux en roaming jusqu'en 2013. Pour Gunnar Hökmark (PPE-DE, suédois), le règlement a eu pour conséquence de plomber une concurrence naturelle des prix: « tous les stimulants pour faire pression sur les prix ont été perdus », a-t-il déploré. Une opinion que partage Giles Chichester (PPE-DE, britannique): « Plus nous intervenons et régulons, plus nous risquons de créer des distorsions de marché », a-t-il averti. Regrettant la récurrence de « vieux arguments », la travailliste britannique Mary Honeyball a, au contraire, remercié la Commission pour ses « excellentes propositions ». L'autorégulation n'a tout simplement pas marché, a ajouté le Vert espagnol David Hammerstein, « cela ne veut pas dire que nous régulerons les prix jusqu'à la fin de notre vie, mais nous devons le faire pendant quelques années ». Plus sceptique, Alexander Alvaro (ALDE, allemand) a estimé qu'il « faut arrêter de materner les consommateurs sans quoi ils n'agiront jamais de leur propre fait ». « Nous devons protéger les gens qui reçoivent soudain des factures qui s'élèvent à des milliers d'euros », a tempéré pour sa part Reino Paasilinna. Le Parlement aura un échange de vues sur la question jeudi 13 novembre, complété par une audition prévue le 2 décembre. Le rapport devrait être adopté en commission de l'industrie le 9 mars 2009 et en plénière en avril ou en mai (1ère lecture). (I.L.)

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