Bruxelles, 22/07/2008 (Agence Europe) - L'UE n'entend pas imposer une solution aux Irlandais pour sortir de la crise après le rejet du Traité de Lisbonne, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy lundi 21 juillet à Dublin. Lors de son entretien avec le Premier ministre Brian Cowen, le président en exercice du Conseil européen s'est surtout efforcé de calmer la véritable tempête politique qu'il avait déclenchée la semaine dernière quand il avait estimé, lors d'une réunion interne, que les Irlandais devraient revoter sur le traité. « Je n'ai jamais dit que l'Irlande devait convoquer un nouveau référendum. Nous ne voulons pas imposer quoi que ce soit », a insisté M. Sarkozy lundi au cours d'une conférence de presse conjointe avec M. Cowen. « Nous n'avons pas la solution miracle et surtout nous ne voulons pas l'imposer, nous voulons que le peuple irlandais se sente respecté dans son choix mais nous devons également tenir compte du fait qu'avec l'Italie bientôt, c'est 24 pays qui auront ratifié le Traité de Lisbonne », a dit M. Sarkozy qui a aussi souligné qu'il y aura une solution à 27 et que l'Irlande ne sera en aucun cas laissée de côté. Dans les semaines à venir, la Présidence française va multiplier les réunions de travail avec les autorités irlandaises (le Taoiseach se rendra à Paris en septembre) et les autres capitales pour préparer le Conseil européen d'octobre où Dublin devra faire rapport de ses réflexions et, éventuellement, déjà proposer une solution. Lundi, M. Cowen s'est limité à répéter que son gouvernement avait besoin de temps pour évaluer les raisons du « non » et pour réfléchir à une formule de sortie de la crise. M. Sarkozy s'est aussi dit « convaincu qu'avec un peu de temps, nous trouverons la solution pour donner aux Européens les institutions démocratiques dont ils ont besoin ». Il a toutefois rappelé la nécessité de débloquer la situation avant les élections européennes de 2009. (H.B.)