Bruxelles, 22/07/2008 (Agence Europe) - Moscou et Bruxelles doivent encore répondre à toute une série de questions avant la suppression des visas entre la Russie et l'UE, a déclaré, début juillet, Marco Franco, chef de la représentation de la Commission européenne à Moscou. « Le dialogue relatif aux questions de visas se poursuit, on recense déjà des résultats positifs, mais bon nombre de questions restent à résoudre avant la suppression des visas », a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Moscou, selon Ria Novosti. Le diplomate commentait une déclaration du président du comité international de la Douma, Konstantin Kossatchev, selon laquelle les visas entre la Russie et l'UE seraient abolis d'ici à 2010-2011. M. Franco a noté que la suppression des visas exigeait des deux parties qu'elles augmentent la sûreté des papiers d'identité, en introduisant notamment des passeports biométriques et en renforçant l'échange d'informations entre la Russie et l'UE. De son côté, M. Kossatchev a reconnu que l'abolition des visas contraindrait la Russie à entreprendre certaines démarches, comme la signature d'accords de réadmission avec des pays tiers. Le député russe n'a pas précisé de quels pays il s'agissait, ajoutant qu'à l'heure actuelle les négociations sont en cours avec plus de dix États. M. Franco a également fait savoir que l'UE espérait que la Russie augmente le nombre de permis de travail à Moscou et dans la région de Moscou pour les citoyens de l'UE. « Le problème de l'obtention des permis est assez important, cette question a été abordée lors du sommet Russie-UE à Khanty-Mansiisk où la partie européenne a déclaré que cette décision empêchait les investissements étrangers à Moscou. M. Medvedev a indiqué qu'il connaissait ce problème et que Moscou élaborait actuellement des mesures visant à augmenter le nombre de permis », a ajouté M. Franco. (B.C.)