Bruxelles, 17/07/2008 (Agence Europe) - Les ambassadeurs des États membres de l'UE se sont mis d'accord, mercredi 16 juillet, pour renforcer les mesures restrictives à l'encontre de personnalités et entités liées au régime de Robert Mugabe. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept, qui se réunissent à Bruxelles le 22 juillet, devraient ainsi décider de sanctionner les responsables de la campagne de violences qui a marqué les élections du 27 juin dernier au Zimbabwe. Le résultat de ce scrutin est « illégitime », rappelle l'UE dans le projet de conclusions qui sera adopté lors du Conseil « Relations extérieures » et qui prévoit d'étendre les sanctions (interdiction de visa et gel des avoirs) à des personnes (une quarantaine) et entités (cinq environ) ne figurant pas encore sur la liste établie par la position commune du 19 février 2004. Selon ce projet de conclusions, le Conseil décidera aussi de renforcer les interdictions de voyager frappant des personnes qui figurent déjà sur cette liste. Il appellera également « à une mise en œuvre rapide et tangible » de la résolution de l'Union africaine (UA) adoptée le 1er juillet dernier, « qui n'a, à ce jour, été suivie d'aucune évolution significative sur le terrain ». Face au statu quo actuel, l'UE plaide pour un engagement actif de l'UA, en soutien aux efforts de la SADC, et souhaite évoquer cette question lors du prochain sommet avec l'Afrique du Sud le 25 juillet prochain. Elle se dit également prête à soutenir « tout effort de médiation crédible devant aboutir à la mise en place d'un gouvernement de transition et à la tenue, dans les meilleurs délais, d'élections libres, pluralistes et transparentes ». Faute d'évolution positive « dans les toutes prochaines semaines », l'UE pourrait prendre des mesures additionnelles, ajoute le texte des conclusions. (A.B.)