Bruxelles, 10/06/2008 (Agence Europe) - Les ministres de la Santé des États membres de l'UE ont adopté, mardi 10 juin à Luxembourg, des conclusions sur la résistance aux antimicrobiens.
Le Conseil invite les États membres à: - élaborer et mettre en œuvre une stratégie et traduire celle-ci en un plan d'action comportant des mesures intersectorielles concrètes et d'autres actions pertinentes ; - renforcer les systèmes de surveillance et améliorer la qualité des données sur la résistance aux agents antimicrobiens et l'utilisation de ceux-ci tant dans le secteur de la santé humaine que dans le secteur vétérinaire ainsi que sur les infections liées aux soins de santé ; - continuer de promouvoir une utilisation prudente des antibiotiques dans le domaine de la santé humaine comme dans le secteur vétérinaire: dans le secteur de la santé humaine, par des campagnes de sensibilisation assorties de messages et d'actions crédibles, scientifiquement fondées et reposant sur des données probantes, qui incluront entre autres des informations destinées à la population sur les risques de l'abus de médicaments et de l'automédication ; dans le secteur vétérinaire, par des campagnes de sensibilisation visant les professionnels du secteur, y compris les vétérinaires: - encourager la mise au point et l'utilisation de lignes directrices pour les meilleures pratiques à mettre en œuvre en ce qui concerne les infections pharmacorésistantes qui ont des répercussions importantes sur la santé publique ; - améliorer la prise en charge des patients atteints de TB-MR (tuberculose multirésistante) ou de TB-UR (tuberculose ultrarésistante), y compris en ce qui concerne la lutte contre l'infection, les précautions à prendre en termes d'isolement, la recherche de contacts, les méthodes prophylactiques et l'utilisation de médicaments antituberculeux conformément aux lignes directrices internationales, telles que celles de la stratégie "Halte à la tuberculose" de l'OMS ; - contrôler la prévalence, chez les animaux et dans les denrées alimentaires, des agents pathogènes responsables des infections d'origine alimentaire (pouvant être) résistantes, en appliquant dans le cadre de la production de denrées alimentaires des stratégies de gestion des risques avant et après la récolte ainsi que d'autres mesures préventives, y compris - selon la situation qui prévaut dans le pays - le recours à la vaccination, afin de réduire la charge que représente l'infection.
La Commission est notamment invitée à (1) soutenir par le biais du 7ème PCRD, si besoin est, la recherche sur de nouveaux agents antimicrobiens, le diagnostic rapide et les tests de sensibilité, l'épidémiologie et les mécanismes de la résistance aux agents antimicrobiens, ainsi que les mesures de lutte contre la résistance antimicrobienne fondées sur des données probantes, y compris leur rapport coût-efficacité et à (2) accorder une attention particulière aux pays candidats et aux pays candidats potentiels en les aidant à mettre en place les structures voulues pour la surveillance, la prévention et le contrôle concernant les micro-organismes résistants aux agents antimicrobiens. (O.J.)