Bruxelles, 10/06/2008 (Agence Europe) - Les ministres de la Santé des États membres de l'UE, réunis mardi 10 juin à Luxembourg, ont adopté des conclusions sur l'information aux patients.
Dans ce texte, le Conseil reconnaît la nécessité d'une réponse appropriée au niveau européen à l'évolution de la société et au rôle toujours plus actif des patients ainsi que la nécessité de réduire les disparités dans l'accès des patients à l'information dans les différents États membres. Il estime cependant que "cette réponse doit tenir compte des circonstances particulières à chaque pays, y compris de l'état de santé et des besoins de la population, des mécanismes et des technologies de l'information actuellement utilisés au niveau de l'UE et des États membres, des besoins des patients et du rôle des différentes parties intéressées, en particulier les autorités et les professionnels de la santé des États membres". Le Conseil souligne qu'il importe de veiller à ce que les patients aient accès à des informations sur les produits pharmaceutiques et sur les autres traitements qui soient de qualité, objectives, impartiales, fiables, complètes, compréhensibles, pertinentes, appropriées, orientées vers le patient et non publicitaires, conformément aux exigences légales, et à ce qu'ils aient accès à une information qui encourage une consommation rationnelle et appropriée des médicaments. Le Conseil se prononce pour le maintien de l'interdiction de la publicité pour les médicaments qui ne sont délivrés que sur prescription médicale, s'adressant au grand public. Il observe aussi qu'un "nouveau rôle proactif des patients, pouvant contribuer à améliorer les traitements et la qualité de vie, est étroitement lié à la possibilité d'accéder à des informations précises et pertinentes sur les maladies, les médicaments et les autres traitements". Toutefois, ce rôle "proactif" exige, entre autres, que des normes de qualité soient définies et approuvées pour ces informations.
Le Conseil prend note de l'intention de la Commission d'élaborer une proposition législative relative à l'information aux patients sur les médicaments. Il invite la Commission à continuer à mettre au point des moyens permettant de distinguer la publicité de l'information, notamment en donnant une définition claire de l'information non publicitaire. Il souligne en même temps la nécessité de mener une réflexion approfondie sur la question en vue de favoriser une consommation plus rationnelle des médicaments et d'éviter des charges administratives superflues pour les parties intéressées, en particulier les autorités compétentes et les titulaires des autorisations de mise sur le marché, conformément aux principes de la politique "Mieux légiférer". (O.J.)