Bruxelles, 06/05/2008 (Agence Europe) - La Géorgie a envoyé un ministre à Bruxelles pour plaider sa cause, les 5 et 6 mai, et solliciter l'assistance concrète des États membres et des communautés. « Il faut un plus grand engagement de l'UE en Géorgie ; non seulement humanitaire mais aussi politique », a déclaré le ministre de la Réintégration Temour Iakobachvili devant la presse, mardi. « La Géorgie est un cas d'essai, la Russie teste pour voir jusqu'où elle peut aller. Ce qui se passe en Géorgie aura des conséquences pour toute la région, notamment en Ukraine et dans les Balkans ». La Géorgie se sent menacée par le déploiement de nouvelles troupes russes en Abkhazie depuis quelques semaines.
Lundi 5 mai, le ministre a rencontré une vingtaine d'ambassadeurs des États membres à Bruxelles, ainsi que plusieurs représentants des institutions, pour « examiner toutes les options possibles » avec ceux qui préparent les décisions. Concrètement, le ministre a invité des observateurs de l'UE ou même une force policière dans la région. Il a également demandé à ce que les entreprises actives en Abkhazie sans permission expresse de Tbilissi soient soumises à des restrictions dans l'UE. Il préconise aussi une moindre « facilitation des visas » européens pour les ressortissants russes. C'est beaucoup demander, surtout en vue du partenariat stratégique que l'UE et la Russie souhaitent négocier prochainement. Mais M. Iakobachvili souligne que « les événements en Géorgie auront un impact sur plusieurs politiques européennes, dans l'énergie, le voisinage et d'autres ». Il n'a pas indiqué si ses demandes ont trouvé la faveur des Européens, mais a fait valoir qu'ils ont trouvé « du terrain et des attitudes en commun » lors des discussions. Le ministre projette aussi cette semaine d'effectuer une visite à l'OSCE à Vienne et de se rendre à Moscou. (C.D.)