Bruxelles, 18/04/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé, jeudi 17 avril, le projet de rachat de Vedior par Randstad, deux prestataires de services néerlandais spécialisés dans les ressources humaines. La décision de la Commission est néanmoins subordonnée à l'engagement par Randstad de céder la totalité de ses activités au Portugal.
L'enquête initiale menée sur le marché par la Commission avait révélé que l'opération envisagée était susceptible de poser des problèmes de concurrence sur les marchés néerlandais, belge et portugais des services de travail temporaire. La suite de l'enquête a montré que, sur les marchés néerlandais et belge, les parties détenaient une part de marché cumulée relativement modeste, qu'on y trouvait d'autres concurrents crédibles et que les coûts de transfert, de même que les barrières à l'entrée sur le marché, y étaient peu élevés. La Commission est toutefois parvenue à une conclusion différente en ce qui concerne le marché portugais, où l'opération telle qu'initialement notifiée aurait suscité des doutes sérieux. L'opération envisagée aurait eu pour effet d'associer un opérateur principal à l'un des deux concurrents crédibles restant sur le marché. Elle aurait, en outre, créé une structure de marché consistant en un leader incontesté détenant une importante part de marché, un concurrent bien plus modeste et toute une série de concurrents de très petite taille. Compte tenu de l'écart significatif entre le leader du marché et une concurrence très fragmentée, cette structure pourrait conférer une certaine puissance de marché à l'entité issue de la concentration, ce qui induirait un choix moindre et une augmentation des prix pour la clientèle. Pour dissiper les inquiétudes exprimées par la Commission, Ranstad a proposé de céder l'ensemble de ses activités au Portugal, y compris la licence de ses différentes enseignes, toutes ses immobilisations corporelles et incorporelles, ainsi que tout son personnel. Après avoir consulté les acteurs du marché sur l'efficacité de ces engagements, la Commission a conclu qu'ils permettraient de résoudre les problèmes de concurrence initialement recensés dans son enquête sur le marché. (O.L.)