Bruxelles, 10/04/2008 (Agence Europe) - Le futur président permanent du Conseil européen, prévu par le Traité de Lisbonne, doit être un organisateur plutôt qu'un véritable dirigeant de l'Union, estime le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht. « Le président permanent doit présider et stimuler les travaux du Conseil européen et non pas diriger l'ensemble de l'Union », a-t-il dit mercredi 9 avril à la Chambre du parlement belge, lors du débat sur la ratification du Traité de Lisbonne qui, on le sait, ne définit pas clairement cette nouvelle fonction. Les Etats membres et les institutions communautaires devront se mettre d'accord avant la fin de l'année sur les compétences exactes qui influenceront évidemment le choix de la personnalité amenée à occuper ce poste. L'eurodéputé belge Jean-Luc Dehaene (PPE-DE) élabore actuellement un rapport du Parlement européen sur la préparation institutionnelle de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne - y compris la question des pouvoirs du président du Conseil européen. M. Dehaene estime, lui aussi, que « le Traité de Lisbonne n'a pas voulu créer un 'président de l'Europe', mais seulement un 'président du Conseil européen' ». « Quand on définira les compétences exactes du président du Conseil européen, il faudra en tenir compte », souligne-t-il (EUROPE n° 9612). (H.B.)