Munich, 11/02/2008 (Agence Europe) - Dans un discours prononcé lors de la 44ème conférence sur la sécurité, samedi 9 février à Munich, le Premier ministre turc a longuement souligné la place qu'occupe son pays pour la stabilité de l'Europe du Sud-Est et du Proche-Orient, une situation géographique qui lui confère une importance stratégique tant du point de vue de l'énergie que du transport de et vers l'UE. Recep Tayyip Erdogan a déploré que la Turquie ne soit pas en mesure de « prendre part au processus de décision de la PESD » et que certains Etats européens ne fassent preuve d'aucune solidarité avec la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme du PKK (il visait en particulier le séjour de certains membres de cette organisation en Europe et le refus de les extrader vers la Turquie). M. Erdogan a réaffirmé que l'objectif de la Turquie reste « l'adhésion intégrale à l'UE avec des droits égaux » et qu'il est hors de question pour son pays d'accepter le partenariat privilégié évoqué par certains en Europe. « On ne change pas les règles au milieu de la partie », a-t-il ajouté. Interrogé sur le dossier nucléaire iranien, le Premier ministre turc a plaidé pour une attitude équitable envers l'Iran qui, autant que les autres pays, a le droit au nucléaire civil et le droit de développer des armements, y compris des missiles. (O.J.)