Bruxelles, 11/02/2008 (Agence Europe) - L'environnement économique mondial est plus difficile et incertain, même si les fondamentaux restent solides dans l'ensemble, ont constaté les ministres des Finances du G7 à l'issue de leur réunion à Tokyo. Dans toutes nos économies, à des degrés divers, la croissance devrait ralentir à court terme, observe un communiqué publié samedi 9 février. Aux Etats-Unis la croissance de la production et de l'emploi a considérablement ralenti et les risques se sont accrus, ajoute le texte final, qui écarte toutefois l'idée d'une récession en jugeant que la croissance américaine devrait se poursuivre en 2008. Les pays membres se disent aussi prêts à continuer à prendre des mesures appropriées, individuellement et collectivement, afin de garantir la stabilité et la croissance dans nos économies. Ils insistent notamment sur la nécessité pour les institutions financières de dévoiler entièrement et rapidement leurs pertes afin de réduire les incertitudes, améliorer la confiance et rétablir le fonctionnement normal des marchés.
Ce point figure en première position du rapport intérimaire remis aux ministres et banquiers centraux du G7 par le Forum sur la stabilité financière (FSF), qui remettra son rapport final lors de la réunion du G7 Finances en avril à Washington. Reprenant les autres points abordés par le FSF, le communiqué du G7 reconnaît le besoin: (a) de renforcer la gestion des risques de liquidité des institutions financières en accélérant le développement d'une approche internationale au sein du comité de supervision financière de Bâle ; (b) d'améliorer la lisibilité et les déclarations sur les créances hors bilan des banques et des institutions financières ; (c) de faire des progrès dans la manière dont les crédits sont émis ; (d) de réduire le risque de conflits d'intérêts potentiels entre les activités de notation des agences et leurs activités de conseil, ainsi que d'améliorer l'information liée à l'émission de titres structurés ; (e) de mettre en œuvre les accords de Bâle II sur les réserves de capitaux. Le FSF et le Fonds monétaire international (FMI) sont par ailleurs invités à envisager un renforcement de leur rôle d'alerte précoce sur les risques de crise potentielle pour l'économie mondiale et les marchés financiers.
Dans le contexte actuel, la question des taux de change a cette fois été reléguée au second plan, la formulation employée restant similaire aux précédentes. Les pays du G7 rappellent ainsi que les régimes de change doivent refléter les fondamentaux économiques et invitent la Chine à accélérer l'appréciation de sa devise. Ils encouragent par ailleurs les pays producteurs de pétrole à augmenter la production pour accroître l'offre et faire baisser les prix et réaffirment leur engagement à conclure la réforme des quotes-parts et du système de voix au sein du FMI d'ici la réunion de printemps du Comité monétaire et financier international. (A.B.)