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Bulletin Quotidien Europe N° 9561
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

Le plan d'action 2007-2010 pour la mobilité de l'emploi

Bruxelles, 10/12/2007 (Agence Europe) - Vladimir Spidla, commissaire européen aux Affaires sociales et à l'Emploi, a présenté, lundi 10 décembre à la presse, un nouveau plan d'action de la Commission destiné à promouvoir la mobilité de l'emploi en Europe en s'attaquant aux obstacles que rencontrent encore les personnes qui cherchent un emploi dans un autre pays de l'UE. Ce plan énumère, pour la période 2007-2010, quinze actions concrètes faisant intervenir les autorités nationales, régionales et locales ainsi que les autorités européennes pour lever ces obstacles qui vont de contraintes juridiques et administratives au coût et à la disponibilité des logements, aux perspectives d'emploi des conjoints et partenaires, à la portabilité des pensions, aux barrières linguistiques et à la reconnaissance des qualifications dans les autres Etats membres.

Ces quinze actions couvrent quatre objectifs, a expliqué le commissaire Spidla: (1) améliorer la législation sociale, la sécurité sociale et la portabilité des droits à pension complémentaire et simplifier les pratiques administratives en ligne grâce à l'utilisation d'une carte européenne d'assurance maladie. M. Spidla a insisté sur le fait qu'« il n'avait jamais dit qu'il voulait une harmonisation des systèmes de sécurité sociale, etc. Il faut une meilleure certitude juridique pour ceux qui vont travailler dans un autre pays. C'est l'amélioration des législations qui est favorable à la mobilité des citoyens, pas une harmonisation »; (2) encourager les Etats membres à inclure la mobilité géographique et professionnelle comme objectif prioritaire dans leurs stratégies nationales pour l'emploi et l'éducation et la formation tout au long de la vie ; (3) renforcer la plateforme EURES (services européens de l'emploi) qui combine un réseau humain de 750 conseillers qualifiés et un portail puissant qui permet d'accéder à plus d'un million d'offres d'emplois ; (4) promouvoir des activités innovantes de sensibilisation, d'échanges d'informations et de bonnes pratiques, comme par exemple les « Job Days », sorte de bourse à l'emploi. En outre, près de 2 millions d'euros de financement seront alloués à des projets de mobilité novateurs au titre du programme communautaire PROGRESS jusqu'en 2013. Les bénéficiaires de ce plan d'action sont: (1) les travailleurs mobiles et leurs familles, qui auront un meilleur accès à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ; (2) les employeurs, qui devraient pouvoir venir plus facilement à bout de la pénurie de travailleurs compétents et des goulets d'étranglement ; (3) les autorités nationales, régionales et locales qui devraient bénéficier d'une meilleure coordination et d'une gestion simplifiée de la sécurité et des pensions, tout en recevant une aide supplémentaire pour les initiatives liées à la mobilité.

Le commissaire, pour qui «la mobilité de l'emploi est une de ses priorités politiques » depuis son entrée en fonction, a rappelé que l'élargissement de l'UE en 2004 et en 2007 a multiplié, pour les travailleurs, les possibilités de trouver un emploi, et pour les employeurs, d'engager des travailleurs. La plupart des Etats membres de l'UE à 15 ont levé ou assoupli les restrictions qu'ils appliquaient à l'égard des citoyens des Etats membres qui ont rejoint l'UE en 2004, créant ainsi un vaste gisement de main-d'oeuvre pour relever les défis du vieillissement et de la mondialisation. Et le commissaire Spidla de rappeler que trois Etats membres - Royaume-Uni, Irlande et Suède - avaient immédiatement ouvert leur marché de l'emploi le 1er mai 2004, et qu'aujourd'hui seuls cinq Etats membres - Allemagne, Autriche, Belgique, France et Danemark - appliquent encore des restrictions aux pays qui ont adhéré à l'UE en 2004. Force est de constater que dans les pays qui ont ouvert leur marché de l'emploi, « les progrès sont significatifs ». Et de préciser: « Le Royaume-Uni, l'Irlande et tous les autres Etats membres de l'UE15 qui ont ouvert leur marché du travail ont tiré les avantages de la libre circulation, comme par exemple la croissance de l'emploi, du PIB et des qualifications ».

Toutefois, a poursuivi Vladimir Spilda, le taux de mobilité des travailleurs reste relativement faible: 2% seulement des citoyens (soit 8 millions de personnes) des 27 Etats membres en âge de travailler vivent et travaillent dans un autre Etat membre de l'UE. Les raisons d'un tel taux sont les incertitudes et les obstacles qui entravent leur mobilité. Pour le commissaire, « la mobilité de l'emploi est un instrument fondamental du marché du travail et elle permet d'équilibrer les manques de main-d'œuvre en Europe ». Se référant à des statistiques récentes qui montrent de nouvelles tendances dans les schémas de mobilité, Vladimir Spidla a noté que plus de 70% des jeunes travailleurs sont conscients actuellement que leur carrière exigera d'eux une certaine forme de mobilité !

Notons encore la nouvelle adresse du portail d'EURES: http://www.eures.europa.eu . On y trouve 1 400 000 emplois en ligne. Ce portail permet donc de trouver un emploi dans un autre Etat membre, d'apporter une aide en cas de déménagement, de trouver une école pour les enfants ou encore d'aider le conjoint à trouver un emploi. (G.B.)

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