Bruxelles, 15/10/2007 (Agence Europe) - Dimanche 14 octobre à Bruxelles, la rencontre organisée par la Troïka a permis aux Serbes et aux Kosovars, de présenter plus en détail leurs positions respectives sur le futur du Kosovo, mais sans donner lieu à un rapprochement tangible en vue d'une solution. Les deux parties ont poursuivi leurs échanges directs entamés, à New York le 28 septembre, lors de la précédente réunion sous la supervision des trois médiateurs (américain, européen et russe). Ces derniers cherchent surtout, lors de discussions techniques, à dégager des points d'accord entre les deux parties, avant de s'attaquer ultérieurement à la question fondamentale du statut.
« Belgrade a décrit plus en avant sa proposition d'autonomie pour le Kosovo au sein de la Serbie », indique un communiqué publié à l'issue de la réunion, alors que « Pristina a détaillé sa proposition d'amitié et de coopération entre deux Etats indépendants ». Le président kosovar Fatmir Sejdiu a confirmé devant la presse qu'il rejetait « entièrement » le plan des Serbes, qui accusent Pristina de jouer la montre et d'attendre le 10 décembre, date à laquelle un rapport sera présenté au secrétaire général de l'ONU sur les résultats de ces négociations. La Troïka a pour sa part souhaité que les élections prévues au Kosovo le 17 novembre se déroulent dans le calme et avec une forte participation des communautés, espérant que des progrès plus substantiels pourront être enregistrés par la suite. Les deux parties ont convenu de se retrouver le 22 octobre à Vienne, avant d'intensifier leurs rencontres dans les semaines à venir. (A.B.)