Bruxelles, 10/09/2007 (Agence Europe) - En 2007-2013, la politique de cohésion renforcera son soutien aux politiques de recherche et d'innovation. Actuellement, la Commission négocie les programmes opérationnels des Etats membres de l'UE et évalue à 80 milliards d'euros environ le montant qui pourra être investi bientôt dans ces deux disciplines. La Commission présentera en décembre une communication spécifique pour présenter un bilan de cette situation. C'est ce qu'a annoncé la commissaire à la politique régionale, Danuta Hübner, lors de la conférence de presse donnée conjointement avec le commissaire à la science et à la recherche Janez Potocnik (voir autre nouvelle). Mme Hübner, qui se situait ainsi dans la perspective de l'adoption des programmes opérationnels par les Etats membres mais aussi des « Open Days » d'octobre 2007, a lancé quelques messages-clés concernant la politique de cohésion et la recherche:
(1) Il faut ménager nos efforts pour garantir une utilisation optimale des opportunités offertes par l'UE en vue de soutenir les politiques de la recherche et de l'innovation. Les activités de recherche et d'innovation doivent être réparties plus équitablement et de manière plus équilibrée au sein de l'Union. Les pourcentages d'investissement dans ces deux secteurs varient considérablement, passant de 0,4% du PIB à Chypre et en Roumanie à 3,9% en Suède, la moyenne de l'UE 27 en 2005 étant de 1,84%, a indiqué la commissaire. Les disparités sont plus flagrantes au niveau régional: environ 50 régions dépensent plus de 2% de leur PIB en matière de R&D, tandis que 110 régions y consacrent moins de 1%. « Au sein de l'UE, on ne peut pas se permettre d'avoir des investissements qui se limitent seulement à quelques régions qui ont le vent en poupe », a commenté Mme Hübner ;
(2) La politique de cohésion joue un rôle unique pour les régions les moins développées de l'Union. Celles-ci représentent moins de 20% des participants au 6ème programme-cadre en matière de R&D. L'expérience montre cependant que les régions les moins développées de l'UE peuvent aussi devenir très compétitives en matière de R&D, comme c'est le cas de l'Irlande, a noté Danuta Hübner. Basée sur le long terme, la politique de cohésion jette les bases d'une future participation à l'espace européen de la recherche et favorise une synergie entre ces deux politiques, a-t-elle précisé.
(3) Pourquoi la politique régionale peut-elle être si utile dans un tel contexte ? « Parce qu'elle est unique en son genre », a noté Mme Hübner en affirmant qu' « il ne faut pas se concentrer sur un seul secteur mais bien sur tout ce qui encourage la recherche et l'innovation, touche à la croissance, la compétitivité et la création d'emploi, ceci de manière intégrée ».
(4) La politique de cohésion trouve un équilibre entre le soutien aux pôles d'excellence et l'encouragement de la recherche dans les régions peu développées. La commissaire a mis ici en exergue l'importance des petites universités qui peuvent stimuler l'économie d'une région faiblement développée, comme l'Ecosse, et empêcher la lutte des cerveaux. (gb)