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Bulletin Quotidien Europe N° 9498
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

La France et l'Allemagne demandent aux Vingt-sept d'agir ensemble pour accroître la transparence des marchés financiers

Bruxelles, 10/09/2007 (Agence Europe) - Lors de leur rencontre informelle près de Berlin, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont adopté, lundi 10 septembre, une déclaration commune visant à renforcer la transparence et la régulation des marchés financiers. La chancelière allemande et le président français demandent aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE d'« agir de concert pour traiter l'ensemble de ces questions ». Souhaitant « préparer le terrain en vue de l'adoption de décisions au sommet de printemps 2008 » (le Conseil européen de mars 2008, NDLR), les deux dirigeants ont demandé à la Présidence portugaise d'inscrire le sujet à l'ordre du jour du Sommet informel des 18 et 19 octobre prochain à Lisbonne.

Les « proportions alarmantes » prises par les « obstacles non tarifaires aux échanges et aux investissements », ainsi que « les pratiques déloyales au niveau de l'économie mondiale, notamment les taux de change influencés par des considérations politiques », inquiètent Paris et Berlin, qui dénoncent le manque de transparence des fonds spéculatifs (hedge funds) et des fonds d'Etat de pays comme la Chine, la Russie et les Etats du Golfe (sovereign funds), qui investissent dans les industries sensibles des pays occidentaux. « L'ouverture des marchés ne pourra produire tous ses effets que si des règles transparentes favorisent une concurrence loyale dans un esprit de réciprocité », souligne le texte commun. Il s'agit d'« encourager la transparence et la responsabilité de tous les acteurs, y compris des agences de notation, tant au niveau européen qu'au niveau mondial », ajoute la déclaration franco-allemande, qui appelle en particulier à rédiger un « code de conduite pour les fonds à effet de levier » ('leverage buy out') et à analyser les « domaines dans lesquels la concurrence est faussée par des fonds souverains ».

« Il faut que l'UE affiche un comportement cohérent pour défendre son intérêt », a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse conjointe. « Je suis pour l'économie de marché, je suis pour la mondialisation, je ne suis pas pour une économie de la spéculation », a pour sa part indiqué M. Sarkozy, estimant que « la véritable économie de marché est basée sur la transparence et sur la réciprocité ». Il ne faut pas être naïfs, selon lui et « il n'y a aucune raison que l'Europe soit la seule zone du monde où le monde entier vienne se servir ». (ab)

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