Bruxelles, 02/08/2007 (Agence Europe) - Les représentants américain, russe et européen ayant été désignés, les négociations entre Belgrade et Pristina sur le futur statut du Kosovo vont pouvoir débuter assez rapidement (EUROPE n° 9480). « Le début des discussions aura probablement lieu vers le milieu du mois d'août », a estimé le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, en marge des réunions de l'ASEAN aux Philippines. Ce sera le secrétaire général des Nations Unies qui fera vraisemblablement la première déclaration pour appeler les parties à initier ces nouveaux pourparlers, a ajouté M. Solana cité par Reuters. Ces négociations devraient durer environ 120 jours selon les Européens, mais la Russie s'oppose à l'établissement d'une telle échéance.
Tout en restant hostile à l'indépendance sous supervision internationale préconisée par le plan Ahtisaari, Belgrade est « prêt à renoncer à beaucoup de choses », mais Pristina doit aussi faire des concessions, a indiqué, mercredi 1er août, Vuk Jeremic. Selon le ministre serbe des Affaires étrangères, qui s'exprimait lors d'un entretien avec la BBC, la Serbie serait prête à octroyer au Kosovo « l'autonomie la plus vaste possible au monde ». Elle accepterait aussi « une sorte de représentation à l'étranger » de l'actuelle province serbe et un accès direct aux institutions financières internationales (comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI). « Chaque contribution de chacune des parties, qui nous rapprocherait d'une solution, est la bienvenue », s'est contentée de souligner une porte-parole de la Commission européenne, qui n'a pas souhaité commenter plus précisément les positions serbes. (ab)