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Bulletin Quotidien Europe N° 9468
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/avenir de l'ue

Le président du CESE demande un « Traité vivant qui réponde aux besoins des citoyens » et propose la création d'une plate-forme interinstitutionnelle sur l'énergie et le changement climatique

Bruxelles, 13/07/2007 (Agence Europe) - Les conseillers économiques et sociaux européens et les présidents des Conseils économiques et sociaux nationaux, réunis le 12 juillet en plénière à Bruxelles, ont entendu le vice-président de la Commission européenne, Jacques Barrot, leur faire lecture des pensées de son Président José Manuel Barroso (absent pour cause de maladie) sur trois thèmes de grande actualité: la réforme des traités et l'avenir de l'UE, le changement climatique et l'énergie. Dans sa missive, M. Barroso s'est félicité de la coopération de plus en plus étroite entre le CESE et la Commission grâce au nouveau Protocole d'accord signé en juin dernier par la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström et le Président du Comité économique et social européen (CESE), Dimitris Dimitriadis (EUROPE n°9438). « La Commission est très attentive à l'écho du terrain renvoyé par le CESE. Le CESE apporte ainsi une réelle valeur ajoutée aux propositions de la Commission car l'addendum au protocole de coopération permet une collaboration entre les deux instances pour mieux communiquer avec la société civile. La période qui s'ouvre va mettre fortement cette coopération à contribution », écrit M. Barroso dans son message.

Traité modificatif. Pour Dimitris Dimitriadis, « le Traité modificatif n'est pas la fin mais le début d'un processus constitutionnel. Il aura un impact sur l'avenir de l'UE en ce sens qu'il renforcera la présence de l'Union dans les affaires extérieures, et sa capacité d'agir dans le domaine de la justice et des affaires intérieures. Il renforcera les dispositions juridiques pour affronter deux défis actuels: l'énergie et le changement climatique, et il offrira une plus grande légitimité démocratique en incluant les parlements nationaux dans le processus de décision au niveau européen ». Le Président du CESE a poursuivi: « Nous avons besoin d'un Traité vivant qui réponde aux besoins des citoyens et qui évolue pour affronter les défis ». « Vous avez contribué à ce résultat, qui n'est toutefois pas à prendre pour acquis », a-t-il dit en s'adressant à l'assemblée. Après avoir présenté les avancées du Traité, José Manuel Barroso a rappelé, dans son message, que « l'accord du Sommet est confirmé mais ce n'est pas encore un Traité. J'espère que cela ira vite. Je fais confiance au génie portugais de la recherche du compromis. Nous devons expliquer aux citoyens en quoi le Traité modificatif est un pas en avant. Pour cela, on compte sur vous ».

Energie/changement climatique. Pour donner l'occasion à l'UE de rebondir, un des premiers chantiers à travailler est celui du paquet « énergie/changement climatique » qui s'inscrit dans le cadre du partenariat pour la croissance et l'emploi, note M. Barroso. Il permettra de stimuler des emplois durables, l'ouverture technologique, de rendre l'industrie communautaire plus compétitive, de mettre en place des réformes, a commenté M. Barroso. « L'Europe sera alors plus forte pour lancer un accord international post-Kyoto (après 2012) dans le cadre de conférence de l'Onu sur le changement climatique » qui se tiendra en décembre prochain à Bali. M. Dimitriadis a proposé la création d'une plate-forme commune sur l'énergie et le changement climatique regroupant le Parlement européen, la Commission européenne, le CESE et le Comité des Régions. « Dans ces domaines, nous faisons les mêmes efforts, nous dépensons beaucoup d'argent et puis nous nous réunissons. C'est inutile », estime M. Dimitriadis qui a annoncé qu'il allait envoyer, encore cette semaine, une lettre à José Manuel Barroso et au président du PE, Hans-Gert Pöttering, sur ce sujet.

Interventions des présidents des Conseils économiques et sociaux nationaux. Lors du débat, le vice-président du CES grec a estimé que la stratégie de Lisbonne ne pouvait réussir sans une participation active des partenaires sociaux et de la société civile. Le président du CES français a mis en exergue l'indispensable mobilisation de la société civile pour faire avancer les droits fondamentaux, l'Europe sociale et le développement durable. Jacques Barrot a fait remarquer que la société civile peut aussi aider à lutter contre les extrémismes. Le président du CES hongrois a noté les bienfaits de la société civile organisée et insisté sur l'association des CES nationaux au travail institutionnel. Il a demandé à M. Barrot d'attirer l'attention des Etats membres sur le fait que les CES nationaux veulent suivre de très près les travaux de la CIG. Au président du CES maltais, qui s'inquiétait des répercussions du changement climatique sur l'approvisionnement en énergie, M.Barrot a insisté sur l'indispensable solidarité énergétique entre pays membres de l'UE.

Interventions des présidents des Groupes du CESE. Le président du groupe des employeurs du CESE, Henri Malosse (France), a souligné l'importance du nouveau traité pour rendre l'UE plus démocratique et efficace. « Nous voulons ce Traité, nous voulons qu'il soit adopté, ratifié ». Il a annoncé que le CESE organisera une conférence sur la CIG les 27/28 septembre prochains. Pour le groupe des travailleurs, Agnès Cser (Hongrie) a demandé que dans la recherche de compétitivité, l'on n'oublie pas l'être humain. « L'énergie humaine est un élément majeur indispensable à la compétitivité mondiale », lui a répondu M. Barrot qui a rassuré par ailleurs le président du groupe des activités diverses du CESE Staffan-Nilsson en lui indiquant qu'il fallait tenir compte des avis du CESE dans le suivi institutionnel. (gb)

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