Bruxelles, 12/03/2007 (Agence Europe) - Saluant les efforts de Martti Ahtisaari, le Commissaire chargé de l'élargissement, a apporté son soutien à l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU qui compte présenter dans le courant de mars sa proposition finale sur le statut du Kosovo au Conseil de sécurité des Nations Unies. Le texte actuel est un « compromis réaliste, compte tenu des positions irréconciliables des parties », a jugé Olli Rehn le 10 mars après les dernières discussions à Vienne entre les représentants du Kosovo et de Serbie. « (…) Il n'y a aucun terrain d'entente commun aux deux parties », avait constaté plus tôt M. Ahtisaari. Sans position négociée des parties, il appartiendra au Conseil de sécurité de trancher la question sur base du texte de M. Ahtisaari, qui offre « un cadre pour un Kosovo stable démocratique et multiethnique », selon M. Rehn. Le Commissaire se réjouit notamment de l'accent mis sur la protection des droits des communautés, du droit au retour des personnes déplacées et des sites culturels et religieux, ainsi que sur les dispositions relatives à la décentralisation. « Une solution durable sur le statut du Kosovo est nécessaire sans plus de délai », a souligné M. Rehn, qui souhaite qu'un accord soit « ancré dans une claire perspective européenne afin d'augmenter la stabilité au Kosovo et dans la région ». Pour Pristina, le plan de M. Ahtisaari, qui prévoit une large souveraineté sous surveillance internationale, doit mener à l'indépendance. Une solution inacceptable pour la Serbie, dont le Premier ministre sortant, Vojislav Kostunica, a prévenu samedi qu'un vote de ce texte à l'ONU constituerait une « violation brutale de la Charte des Nations Unies » sur la souveraineté des Etats. Aucune date n'a été fixée pour le vote au Conseil de sécurité, mais les regards se tournent vers la Russie, qui a plusieurs fois répété qu'elle approuverait seulement une solution ayant obtenu le feu vert de Belgrade et de Pristina. (ab)