Bruxelles, 12/03/2007 (Agence Europe) - La Commission a adopté le 9 mars une proposition permettant d'autoriser la présence d'acide malique dans les vins importés d'Argentine dans l'UE, et ce jusqu'à la fin des négociations en cours entre l'UE et le Mercosur visant à la conclusion d'un accord relatif au commerce du vin.
L'emploi d'acide malique est une pratique œnologique approuvée par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) qui permet de corriger l'acidité des vins, mais qui est interdite dans l'UE. Les vins originaires de pays tiers dont les pratiques œnologiques ne sont pas tolérées par la réglementation communautaire ne peuvent, sauf dérogation, être offerts à la consommation humaine directe dans l'UE. La Commission propose donc de proroger de deux ans, soit jusqu'au 31 décembre 2008, la dérogation qui autorise la présence d'acide malique dans les vins originaires d'Argentine.
Des négociations portant notamment sur la reconnaissance des pratiques œnologiques respectives des deux parties se déroulent actuellement entre l'UE et le Mercosur, dont l'Argentine est membre, en vue de conclure un accord global sur le commerce du vin entre les deux parties. Ces négociations commencées en 2002 sont toujours en cours. Cet accord devrait notamment prévoir la possibilité pour l'Argentine d'utiliser cette pratique à titre permanent. « En gage de l'attitude positive et constructive de la Commission dans ces négociations et afin d'éviter toute perturbation dans les échanges », il convient de proroger l'autorisation provisoire de cette pratique œnologique importante pour certains vins argentins jusqu'à l'entrée en vigueur de l'accord résultant des dites négociations, et au plus tard jusqu'au 31 décembre 2008. (lc)