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Bulletin Quotidien Europe N° 9355
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Le Conseil s'oppose à la suppression de l'intervention sur le maïs - La Commission promet d'explorer d'autres solutions

Bruxelles, 30/01/2007 (Agence Europe) - De nombreux ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'UE se sont opposés, lundi 29 janvier à Bruxelles, à la proposition visant à supprimer le maïs de la liste des céréales pouvant bénéficier de l'intervention. Mariann Fischer Boel, la Commissaire à l'Agriculture, a reconnu que son projet n'avait pas été soutenu par une majorité d'Etats membres et a promis d'explorer d'autres solutions pour diminuer les stocks publics de maïs à l'intervention, qui atteignent actuellement 3,9 millions de tonnes.

Le débat au Conseil a montré que seuls le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède ont soutenu la proposition de la Commission, faisant valoir notamment que la suppression de l'intervention pour le maïs permettrait d'améliorer la compétitivité du secteur. Les pays directement visés par ce projet, la Hongrie en tête (qui détient plus de 90% du maïs d'intervention), ainsi que l'Autriche et la Roumanie et la Bulgarie (ces deux derniers pays produisent 12 millions de tonnes de maïs), ont refusé la suppression de l'intervention, en estimant qu'il ne s'agissait pas de la bonne méthode et qu'une telle mesure était « prématurée ». Les ministres de ces Etats membres ont demandé d'attendre d'abord de voir les effets du renforcement, depuis le 1er novembre 2006, des conditions de prise en charge du maïs par les organismes d'intervention (réduction de la teneur maximale en humidité, nouveau critère de poids spécifique, voir EUROPE n° 9276). D'autres pays producteurs de céréales, comme l'Italie, l'Espagne, la France, le Portugal, la Pologne, ou encore la République tchèque, ont protesté aussi contre l'initiative de la Commission. Ces pays ne sont pas visés par la proposition, mais redoutent des perturbations sur le marché des céréales. L'Italie et l'Espagne ont préconisé des mesures moins radicales que la suppression de l'intervention, comme une baisse progressive du prix d'intervention ou la fixation de contingents par pays de maïs destiné à l'intervention.

Lors d'une conférence de presse, Mme Fischer Boel a dit qu'elle avait trouvé « surprenant » le fait que sa proposition n'ait « pas recueilli un soutien majoritaire » au Conseil. Elle juge inadmissible que certaines régions de l'UE orientent une partie de la production de maïs vers l'intervention, pour toucher les aides communautaires, alors que les prix sont très compétitifs. Elle a rappelé aussi les avantages qu'auraient les exploitants à utiliser le maïs pour produire des bioéthanols. Selon la Commission, la suppression de l'intervention permettrait d'accélérer et d'encourager les producteurs à investir dans les cultures énergétiques (biocarburants). (lc)

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