Berlin, 19/01/2007 (Agence Europe) - Lors de la conférence « Communiquer l'Europe ensemble » qui s'est déroulée jeudi et vendredi (18/19 janvier) à Berlin, la Commission européenne a émis l'hypothèse d'inclure une référence au droit des citoyens européens à l'information dans la « Déclaration de Berlin » qui sera adoptée le 25 mars prochain pour marquer le 50ème anniversaire des Traités de Rome. Idéalement même, ce droit à l'information pourrait être inclus dans le Traité constitutionnel, a suggéré Margot Wallström, la vice-Présidente de la Commission, au moment où la Présidence allemande de l'UE se saisit de ce dossier et tente de sortir de l'impasse institutionnelle. Pour Mme Wallström (qui n'a pas pu assister personnellement à la conférence jeudi, mais dont le discours a été lu par le directeur général de la DG communication de la Commission, Claus Haugaard Sorensen), il existe en effet une occasion à saisir pour envoyer aux citoyens un « signal clair » montrant que l'UE a retenu la cruelle leçon du processus de ratification du projet de Constitution.
Interrogé par EUROPE sur cette idée, Günter Gloser, ministre allemand des affaires européennes, n'a pas pris position. Il est « clair » que la déclaration de Berlin devra regarder « non seulement vers le passé » mais devra aussi essayer de « donner une réponse pour le futur » aux défis communs qui concernent tous les citoyens de l'UE: « la protection de l'environnement, l'énergie », a-t-il dit. Si nous ne trouvons pas de solutions pour le traité constitutionnel, « nous ne pourrons trouver de solutions sur les autres dossiers » européens, a assuré M.Gloser.
Le livre blanc de la Commission sur une politique de communication européenne émet par ailleurs l'hypothèse d'un code de conduite ou d'une Charte européenne sur l'information et la communication (voir EUROPE n°9121). Cette Charte définirait les principes d'une « bonne » communication - tels que la diversité des opinions exprimées et la participation de tout un chacun - qui s'appliqueraient à toutes les parties signataires. Soucieux de son indépendance de ton, le PE n'y paraît pas favorable. Le Conseil voit plutôt d'un bon œil la mise en place d'un programme spécifique au niveau européen sur lequel il aurait son mot à dire. Il émerge de la conférence un consensus sur un « programme à long terme » même si la Commission n'a pas encore arrêté sa décision, explique un proche de Mme Wallström. Attendu pour « mars » ou « avril », le futur plan d'action de la Commission éclaircira la marche à suivre.
La conférence de Berlin s'est penchée sur le renforcement de partenariats entre les institutions européennes et les niveaux nationaux et locaux en matière de communication. Les participants ont notamment insisté sur l'importance de « la décentralisation » afin d'adapter les actions de communication au contexte local. Il faut donner « un aspect européen aux débats nationaux » et locaux, a réitéré Margot Wallström, Commissaire en charge de la stratégie d'information et de communication. Dans ce contexte, plusieurs autorités nationales (Allemagne, Espagne, Hongrie, Irlande) et régionales (Ecosse) ont présenté leurs initiatives. EUROPE reviendra en détail sur ces actions concrètes. (mb)