Bruxelles, 19/01/2007 (Agence Europe) - La Commission n'avait toujours pas reçu, vendredi soir à l'heure où nous mettions sous presse, de réponse officielle de la part des autorités espagnoles à la lettre du 20 décembre qui rejetait comme contraire au droit communautaire sur la concurrence les conditions imposées par Madrid à l'acquisition proposée d'Endesa par E.ON (voir EUROPE n° 9332). Selon des sources citées dans la presse espagnole, le gouvernement n'aurait aucunement l'intention de retirer les conditions en cause, qui comprennent l'interdiction de vendre les actifs d'Endesa des îles Baléares ou Canaries, ainsi que d'exporter son gaz vers les marchés étrangers. Parlant à la presse vendredi midi, le porte-parole de la Commissaire à la concurrence Neelie Kroes a expliqué que « la Commission n'a pas encore reçu de réponse à midi aujourd'hui ». Il ne s'est pas prononcé sur les spéculations de la presse, mais a rappelé que si les conditions ne sont pas retirées avant vendredi minuit (19 janvier), « nous avons la possibilité d'ouvrir une procédure d'infraction. […] la Commission se doit d'assurer le respect du droit communautaire ». Même si l'affaire devait passer un jour devant la Cour de justice, l'acquisition ne serait pas compromise, puisque le prétendant a déjà accepté les conditions en question. Par contre, il en va de l'autorité de la Commission qui doit agir contre les mesures incompatibles avec le droit communautaire de la concurrence par lesquelles des Etats membres voudraient protéger leurs entreprises nationales. (cd)