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Bulletin Quotidien Europe N° 9345
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/groupes

L'appel du groupe PSE à la formation d'un « cordon sanitaire » pour isoler le nouveau groupe d'extrême droite ITS ne fait pas l'unanimité

Strasbourg, 16/01/2007 (Agence Europe) - L'annonce lundi 15 janvier de la création du groupe politique d'extrême droite « Identité, tradition, souveraineté » (ITS) a certes provoqué l'embarras ou la colère d'une majorité des députés, mais elle n'a pas pour autant entraîné une réaction unanime de la part des groupes politiques du PE, pour l'isoler ou l'empêcher de nuire aux travaux du Parlement européen. Interrogé sur son attitude vis-à-vis du groupe ITS, Hans-Gert Pöttering, président du PE, a recommandé « un dialogue politique » et espéré que « le nouveau groupe assumera ses droits en fonction des règles ». « Vous savez les attaques qui ont été faites sur nos collègues Roms, à l'époque je m'y suis toujours opposé », a-t-il rappelé.

Plusieurs groupes politiques ont évoqué la proposition du groupe PSE de créer un cordon sanitaire autour du groupe ITS. « Le PPE-DE a toujours démontré sa force » contre « tout ce qui est antisémite et raciste », a indiqué Joseph Daul. Le président du groupe PPE-DE n'a pas encore pu dire quelle sera l'attitude de son groupe lors des votes dans les deux commissions parlementaires où le groupe ITS pourra revendiquer un poste de vice-présidence. Marian-Jean Marinescu (PPE-DE, Roumain) a expliqué que la représentativité des députés européens d'origine bulgare et roumaine correspond à celle des parlements nationaux de ces deux pays. Pour la Roumanie, d'où sont originaires cinq membres du groupe ITS (voir EUROPE n°9341), « cela durera jusqu'aux élections » qui auront lieu le 13 mai, a-t-il expliqué en évoquant l'hypothèse d'une baisse du nombre de députés du parti roumain « România Mare ». Des élections auront aussi lieu en Bulgarie au printemps prochain.

Martin Schulz, président du groupe PSE, a demandé un examen de « la légitimité » du groupe ITS, qui pourrait avoir lieu en commission parlementaire des affaires constitutionnelles. « Ils ne votent pas pour moi, pourquoi voterais-je pour eux ? Je ne vote pas pour les fascistes ! », a-t-il martelé.

Au nom des libéraux, Graham Watson a exprimé son désaccord avec MM. Schulz et Cohn-Bendit quant à leur proposition d'établir un cordon sanitaire autour du groupe ITS. À son avis, « ce groupe va faire long feu » et a été « créé comme plate-forme pour les élections présidentielles en France ». Il préfère se fonder sur le système démocratique pour combattre ce groupe et ne donnera pas de consignes aux membres de son groupe lors des votes en commissions parlementaires. Il s'est en revanche déclaré favorable à une refonte des règles du Parlement européen sur la constitution des groupes politiques, parce qu'il est actuellement « trop facile » d'en constituer et parce que ceux-ci sont trop nombreux à son goût par rapport à leur nombre dans les parlements nationaux.

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