Bruxelles, 08/12/2006 (Agence Europe) - Seulement 4% des citoyens de l'UE sont installés dans un autre pays de l'Union que le leur et moins de 3% dans un pays hors de l'Union, révèle une étude de la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail. Selon cette étude, la mobilité géographique pour des raisons d'emploi reste prépondérante dans l'UE. D'immenses variations existent cependant en fonction des pays. Dans les nouveaux Etats membres, les facteurs liés à l'emploi, tels que les revenus (59%), les conditions de travail (57%) et l'opportunité de découvrir de nouvelles choses (30%) figurent en tête. Dans l'ancienne UE à 15, les raisons pour lesquelles les gens disent être prêts à migrer ont plus trait au style de vie et à l'amusement: découvrir de nouveaux environnements (64%), rencontrer d'autres personnes (39%). Un quart des gens interrogés dans les anciens pays membres estiment qu'un « meilleur climat » est une raison sérieuse de changer de pays. Selon le directeur de la Fondation, Jorma Karppinen, ce manque de mobilité géographique aura un impact négatif sur la compétitivité et l'adaptabilité du marché du travail dans l'Union. Il estime par ailleurs que les difficultés causées par la fuite des cerveaux, surtout chez les jeunes, pourraient s'avérer très graves pour les régions les plus pauvres d'Europe de l'est, tandis que les régions riches devront faire face au défi de l'intégration des travailleurs immigrés. (bc)