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Bulletin Quotidien Europe N° 9319
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

M. Erdogan espère que le destin européen de son pays ne sera pas pris en otage par la République de Chypre

Bruxelles, 01/12/2006 (Agence Europe) - Deux jours après la recommandation de la Commission de freiner les négociations sur huit chapitres et de n'en clore aucun tant qu'Ankara ne se sera pas conformé à ses engagements en matière d'Union douanière (EUROPE n° 9317), le Premier ministre turc a insisté pour que la République de Chypre ne détermine pas le destin européen de son pays. « La recommandation actuelle est inacceptable de notre point de vue, mais cela ne veut pas dire que les négociations avec l'UE arrivent à une halte », a répété vendredi à la presse Recep Tayyip Erdogan, à l'issue d'un tête-à-tête de plus de deux heures avec son homologue finlandais, Matti Vanhanen.

Dans les Etats membres, les réactions aux recommandations de la Commission oscillent entre un certain réalisme et une volonté de ne pas marquer un coup d'arrêt trop prononcé. Le président chypriote Tassos Papadopoulos a en revanche marqué sa profonde désapprobation. « Nous ne sommes pas satisfaits » de cette recommandation qui « ne met aucune pression sur la Turquie pour qu'elle se plie à ses obligations. Cela n'est absolument pas efficace », avait-il déclaré jeudi, menaçant d'opposer son veto à toute ouverture de chapitres si la décision du Conseil Affaires générales ne le satisfaisait pas. Appelant les Européens à faire preuve de « bon sens », M. Erdogan a déclaré vendredi: « Je pense que les dirigeants de l'UE ne vont pas accepter que le processus soit pris en otage par un Etat membre ». Les négociations d'adhésion avec la Turquie devraient souffrir d'un « échec provisoire », a pour sa part tempéré M. Vanhanen. « Le processus d'adhésion de la Turquie est en marche. Son rythme pourrait être ralenti pendant un certain temps, mais l'objectif reste le même », a-t-il dit à la presse.

Avant l'arrivée de M. Vanhanen à Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères avait pour sa part réuni les ambassadeurs des Vingt-cinq pour tenter de les convaincre de ne pas bloquer les négociations avec son pays lors de la réunion décisive des ministres des Affaires étrangères du 11 décembre. Selon des responsables de son ministère cités par Reuters, M. Gül a assuré que « la Turquie souhaite atteindre les normes de l'UE et se transformer », en insistant auprès des Européens: « N'arrêtez pas une Turquie qui tente d'effectuer elle-même cette évolution », a-t-il ajouté. (ab)

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