Bruxelles, 22/11/2006 (Agence Europe) - Nous voulons que la Suède soit « au cœur de l'intégration européenne même si nous nous tenons à l'écart de l'euro », a affirmé devant la presse le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, le 22 novembre à Bruxelles, après un entretien en tête à tête avec le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso et une rencontre avec le collège des Commissaires. Nos objectifs sont largement les mêmes, a renchéri M. Barroso, en notant que cette première visite du nouveau chef de gouvernement coïncidait avec la troisième année de mandat de sa Commission. Je suis heureux d'assister à cet « anniversaire », a lancé M. Reinfeldt. Et, interrogé sur la Constitution européenne, il a expliqué: ce texte a été largement soutenu par notre parlement, mais après les « non » français et néerlandais, nous l'avons « mis en veilleuse » ; nous voulons maintenant voir « quel type de traité sera réellement proposé », nous ne sommes pas favorables à l'ouverture d'une nouvelle Convention et de nouvelles négociations, et nous attendons avec intérêt les résultats du processus prévu l'année prochaine.
Questionné sur l'éventuelle responsabilité du Président Poutine dans l'empoisonnement d'Alexander Litvinenko, M. Barroso a indiqué qu'à ce stade il n'y a « pas de preuves », mais a assuré que toutes les questions concernant le respect des droits de l'Homme exigent « un dialogue franc et ouvert » avec la Russie et son Président, y compris au prochain sommet. Au sommet informel de Lahti, nous avions posé le problème de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, a-t-il rappelé. C'est un des succès de ce sommet, car nous avons montré que nous sommes une Union de valeurs, et que nous le disons à nos partenaires russes, a renchéri M. Reinfeldt. (mg)