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Bulletin Quotidien Europe N° 9312
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social/belgique

La Commission, qui proposerait des mesures au titre de la politique de cohésion pour les travailleurs licenciés par Volkswagen, insiste sur le respect des règles sur les licenciements collectifs

Bruxelles, 22/11/2006 (Agence Europe) - Mardi soir, les Commissaires européens aux affaires sociales Vladimir Spidla et à la politique régionale et à la cohésion sociale Danuta Hübner ont réagi à l'annonce de l'intention de Volkswagen de supprimer environ 4 000 emplois dans son usine de Bruxelles (Forest) en indiquant dans un communiqué qu'ils espèrent proposer « un paquet de mesures dans le cadre de la politique européenne de cohésion afin de contribuer à recycler ceux qui perdent leur emploi, à aider ceux qui veulent créer leur propre entreprise et à aider les sous-traitants à se réorienter vers de nouveaux marchés afin d'essayer d'atténuer toute répercussion de cette décision ». La Commissaire Hübner a rencontré mercredi les autorités régionales belges afin de discuter comment les fonds structurels européens pourraient aider à s'attaquer aux conséquences de cette décision. La Commissaire souhaite que la Banque européenne d'investissement (BEI) et le Fonds européen d'investissement (FEI) soient impliqués dans ces contacts, afin de financer ces mesures (voir EUROPE N.9311). En outre, M. Spidla et Mme Hübner font valoir l'importance que la Commission attribue au respect des « règles européennes et nationales dans le cas de licenciements collectifs, en particulier en ce qui concerne l'information et la consultation des représentants des travailleurs », estimant que, « comme toujours, le dialogue social est l'instrument crucial pour faciliter autant que possible la situation des travailleurs ».La Commission a « souligné au cours des derniers mois l'importance de soutenir les travailleurs en transition en les aidant à trouver un autre emploi grâce à des politiques actives du marché du travail et à raccourcir autant que possible leur période de chômage. C'est là l'essence de la tant débattue approche de la flexicurité » (voir autre nouvelle sur le Livre vert de la Commission), affirment les Commissaires dans leur déclaration. Et ils rappellent que le Fonds social européen soutient des mesures de requalification et formation en cas de perte d'emploi, et que la Belgique a reçu à ce titre 1,1 milliard d'euros dans la période 2000-2006.

M. Spidla pense que le futur Fonds d'ajustement à la mondialisation pourrait intervenir

Mercredi, lors d'une conférence de presse, le Commissaire Spidla a estimé que le gouvernement belge pourrait demander l'intervention du Fonds d'ajustement à la mondialisation (FAM) proposé par la Commission, une fois que celui-ci sera opérationnel (le PE et le Conseil essayent en ce moment de parvenir à un accord en première lecture avec pour objectif de le mettre en place pour 2007). Les licenciements à Bruxelles sont « peut-être » un cas pour le FAM, mais il faudra attendre l'adoption finale du règlement pour connaître les conditions exactes dans lesquelles il pourra intervenir, a dit M. Spidla qui a clairement laissé entendre qu'il y serait favorable. José Manuel Barroso avait estimé dans le passé que le Fonds ne pourrait pas intervenir en cas de délocalisations à l'intérieur de l'UE (ce qui est le cas dans l'affaire Volkswagen).

Entre-temps, Francis Wurtz, président du groupe GUE/NGL au PE, a écrit au Président Borrell pour demander d'inscrire la question à l'ordre du jour de la plénière de la semaine prochaine à Bruxelles, sous la forme d'une déclaration de la Commission suivie d'un débat (voir EUROPE N.9311). « Il s'agit en effet, avec les suppressions d'emplois en chaîne que cette « affaire Vilvorde » aggravée va générer, d'une véritable catastrophe sociale en Belgique et, plus généralement, d'un défi à l'échelle de toute l'UE ».

Du côté belge, le Premier ministre Guy Verhofstadt se déclare « choqué « des « considérations nationales » à l'origine des licenciements à l'usine de Forest (Volkswagen entend concentrer la production de la Golf dans ses usines allemandes de Wolfsburg et Mosel), et le ministre des Finances Didier Reynders a parlé d'une nouvelle manifestation de « protectionnisme national » qu'on avait « déjà senti sur certains dossiers en France » (allusion à la fermeture de l'usine de Renault à Vilvorde, près de Bruxelles, qui avait entraîné 2 900 licenciements il y a dix ans). (mg / hb)

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