Bruxelles, 10/11/2006 (Agence Europe) - A l'occasion de la visite officielle du Président du Parlement européen Josep Borrell en Italie (voir EUROPE 9302), le ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema a réitéré l'engagement du gouvernement italien de contribuer à relancer le processus constitutionnel dans l'UE en se fondant sur le texte signé à Rome le 29 octobre 2004 et ratifié par la majorité des Etats membres. L'Italie n'est pas favorable à de simples remaniements du Traité de Nice, et elle juge nécessaire que l'UE se dote d'un texte fondamental, d'un « core-treaty » en temps utile pour les élections européennes et le renouvellement de la Commission européenne en 2009. Entre-temps, l'Italie souligne l'importance de la « Déclaration de Berlin sur les valeurs et les ambitions de l'Europe » que devra adopter le Sommet de Berlin le 27 mars 2007.
Dans une interview au Corriere della Sera du 9 novembre, lors de sa visite en Italie, Josep Borrell a fait valoir: « La chancelière Merkel a fait preuve d'un grand réalisme en disant que, en attendant les élections françaises, elle n'aura pas le temps de relancer la Constitution. Je pense que nous devrions nous concentrer sur la réforme des institutions. Si nous voulons obtenir des résultats politiques, nous avons besoin de nouvelles règles. La bonne politique ne pousse pas sur les arbres ». M. Borrell ajoute: « Si on ne peut pas avoir un traité constitutionnel, nous pouvons cependant parvenir à un « traité institutionnel ». (…) Sinon, nous risquons le court-circuit ». (mg)