Monaco, 10/11/2006 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne chargé des transports, Jacques Barrot, a annoncé, vendredi 10 novembre à l'ouverture de la conférence Euromed-Transport co-organisée par la BEI et le gouvernement monégasque, « l'adoption prochaine d'une communication au Conseil sur l'extension des grands axes transeuropéens vers les pays méditerranéens » et voisins en général.
La conférence, réunie à Monaco, a enregistré la participation de ministres des Transports de pays de la rive sud, de représentants des services publics et d'organismes privés, des secteurs des transports et financier. La BEI compte par cette conférence mobiliser les sources de financement privé en appui aux ressources consacrées au titre de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne pour l'investissement et le partenariat) qu'elle gère au nom de l'UE.
La coopération dans les différents domaines du transport a une « plus-value indéniable », a affirmé
M. Barrot. Son intérêt est une « évidence et une absolue nécessité ». Aujourd'hui, a-t-il souligné, « 500 millions de tonnes de marchandises transitent, chaque année par les ports méditerranéens et les échanges de marchandises entre les deux rives avoisinent les 200 millions de tonnes par an, dont les trois-quarts empruntent la voie maritime », l'UE représente près des deux-tiers des échanges commerciaux des pays partenaires mais « l'intra-régional au sud ne représente que 5% ». Il faut, a dit M. Barrot, œuvrer à un « rééquilibrage des flux de transport en faveur de la Méditerranée et le développement de nouveaux hubs en Méditerranée, susceptibles de capter un trafic maritime à fort potentiel de croissance » au passage du canal de Suez qui, selon un expert présent, sera encore plus fortement sollicité parallèlement au développement du marché chinois. Une attention doit être portée à la promotion des exigences communes en matière réglementaire et logistique, a ajouté M. Barrot, tout en soulignant la nécessité d'instaurer une « qualité égale » des services sur les deux rives de la Méditerranée et des mesures de sécurité communes, notamment en matière d'environnement. Dans ces perspectives, et compte tenu de l'exigence d'instaurer une « interopérabilité », il faudrait veiller à mobiliser les financements publics et privés. « La réalisation du réseau Euromed de transport nécessite un engagement politique fort », a-t-il conclu. (fb)