Bruxelles, 10/11/2006 (Agence Europe) - La nouvelle Assemblée transatlantique euro-latino -américaine (EUROLAT), dont la création avait été proposée par l'élu européen du Partido popular José Ignacio Salafranca et appuyée par le Sommet UE/Amérique latine de Vienne, a été créée le 8 novembre à Bruxelles. Lors de la session inaugurale, à laquelle a assisté le Président Borrell, Ignacio Salafranca (PPE-DE, espagnol) et Ney Lopes (président du Parlement latino-américain) ont été élus co-présidents. L'Assemblée rassemble 120 membres du Parlement européen, du Parlement latino-américain, du Parlement centre-américain et du Parlement andin, ainsi que des membres du Comité parlementaire conjoint du Mercosur et des élus nationaux des parlements mexicain et chilien. (Julio Guillermo Gamarra, vice-président du Parlement centre-américain, a souhaité une augmentation du nombre de membres de l'EUROLAT - selon certains, ils devraient être 150 - « pour assurer une représentation équitable du Mercosur, du Chili et du Mexique »). L'Assemblée, inspirée de l'Assemblée paritaire ACP/UE et de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne (APEM), a trois commissions permanentes: - politique, de sécurité et des droits de l'Homme ; - affaires économiques, financières et commerciales ; affaires sociales, environnement, éducation et culture.
Après son élection, José Ignacio Salafranca a espéré que l'EUROLAT deviendra « un réel bras politique » dans la relation entre les deux régions, alors que Ney Lopes a rappelé que la nouvelle assemblée remplace « le plus ancien forum interparlementaire ininterrompu (…), remontant à 1974 », indique un communiqué du Parlement. « Nos relations ne portent pas seulement sur le libre-échange, nous aspirons à une association pour un avenir commun, fondé sur des valeurs partagées », a affirmé pour sa part Josep Borrell. Avec l'Europe, nous avons des « liens historiques, culturels et linguistiques qui donnent à notre relation une signification particulière », a convenu Enrique Iglesias, chef du Secrétariat général ibéro-américain. Plus concrètement, Lourdes-Mendoza, vice-président du Pérou, a souhaité que l'Europe donne des preuves tangibles de l'importance qu'elle attribue à cette relation, par exemple en approuvant dans les trois mois un mandat pour la négociation d'un Accord d'association et en faisant preuve de générosité dans son aide à la région, que ce soit par le biais de la Banque européenne d'investissement ou du budget communautaire. (mg)