Bruxelles, 31/10/2006 (Agence Europe) - La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé le 26 octobre sa contribution à hauteur de 10 millions d'euros au projet Kantara (le pont, en arabe), entrepris par la SGAM (Société Générale Asset Management, filiale du groupe Société Générale) pour la création d'un fonds d'investissement au profit des pays de la zone EuroMed. La dotation de ce fonds en capital risque, qui pourrait atteindre 120 millions d'euros, sera distribuée aux entreprises de la région sous forme d'apports en fonds propres. L'action à entreprendre prendra la forme de participations stratégiques, voire majoritaires. Elle sera « ciblée sur les entreprises de taille moyenne appartenant à des secteurs à fort potentiel, susceptibles de bénéficier de la libéralisation et de l'ouverture à l'international de l'économie ». Le projet Kantara, qui sera opérationnel dans les prochaines semaines, sera constitué de deux unités, une à compétence régionale et une autre, Kantara Maroc. Cette distinction vise à répondre au besoin spécifique des entreprises et organismes financiers marocains limités dans leur action extérieure par une législation jugée restrictive.
La Banque européenne d'investissement a déjà entrepris 21 opérations de soutien de cette nature avec des organismes de financement généralement implantés dans les pays du pourtour méditerranéen. Mais elle met l'accent sur celle-ci dans la mesure où elle implique un organisme hors de la zone, même si la Société Générale participe déjà par divers biais à des actions conjointes avec des banques maghrébines essentiellement. Son originalité est aussi qu'elle sera multisectorielle. Pour la BEI, ce type d'action vise à renforcer ses appuis aux entreprises, en particulier aux PME, auxquelles elle entend consacrer près du tiers des ressources mises à la disposition de l'action européenne en Méditerranée et gérées par elle dans le cadre de la FEMIP (Facilité Euromed pour l'investissement et le partenariat). (fb)