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Bulletin Quotidien Europe N° 9265
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/verts europeens

Le Parti vert européen veut faire de son premier Congrès une plate-forme de réflexion globale pour insuffler un nouvel élan au débat sur le futur de l'Europe

Bruxelles, 14/09/2006 (Agence Europe) - L'ambition du Parti Vert européen pour son premier congrès, les 13 et 14 octobre à Genève, n'est pas des moindres. Il s'agit à la fois de créer une plate-forme de réflexion fédératrice et mobilisatrice de tous les partis verts d'Europe pour les prochaines échéances électorales nationales et les élections européennes de 2009, et d'insuffler un nouvel élan au débat sur l'avenir de l'Europe. Organisé deux ans après le congrès fondateur du parti, en 2004 à Rome, le Congrès de Genève intervient à un moment clé de disparition des Verts des gouvernements européens et d'enlisement du débat sur l'avenir de l'Europe. Les 228 délégués des partis nationaux seront invités à voter une nouvelle Charte des Verts européens définissant leur identité réformiste et rassemblant un ensemble de lignes directrices rénovées auxquelles devra adhérer chaque parti. Mais c'est le vote sur une résolution intitulée « Un avenir vert pour l'Europe » qui constituera le gros morceau des travaux. Le cap ainsi défini, le débat pourra ensuite avoir lieu au sein des partis.

Au cours d'une conférence de presse le 14 septembre à Bruxelles, les Verts/ALE au Parlement européen ont énoncé les nouvelles propositions politiques de ce projet de résolution axé en particulier sur l'avenir de la Constitution européenne, le modèle social européen, l'Europe face à la mondialisation et acteur sur la scène internationale ainsi qu'une politique énergétique et environnementale européenne soutenable. Pour Monica Frassoni, coprésidente du groupe Verts/ALE, « la coopération entre tous les partis verts est cruciale dans une période difficile pour l'Europe. Après le Congrès de Rome, Genève constituera le chapitre suivant, celui de la concrétisation du Parti vert européen par la réflexion sur des thèmes d'actualité européens. Nous souhaitons jouer un rôle non négligeable dans le débat sur le futur de l'Europe, la Constitution et les perspectives de l'UE. Un parti vert global est en train de se renforcer face aux défis globaux ». Déplorant la « léthargie intellectuelle du Parlement actuel dans l'attente des élections », Mme Frassoni a souligné la nécessité de bien se préparer pour « pouvoir être une force motrice » plutôt que de se résoudre « à la sieste ». Pourquoi un Congrès à Genève ? « Parce que l'Europe, c'est plus que l'UE, même si l'UE constitue l'élément moteur d'intégration et de paix en Europe. Les partis verts qui n'appartiennent pas à l'UE, comme le Parti vert suisse, appartiennent à la famille des Verts qui se répartit en 35 partis dans 31 pays », a expliqué Ulrike Lunacek, porte- parole autrichienne du Parti vert européen. La résolution « Un avenir vert pour l'Europe » donne des réponses des Verts sur le renforcement du modèle social européen, les moyens de rendre l'économie « verte », le rôle de l'UE en faveur d'une mondialisation juste, les droits de la femme, la diversité. Et d'ajouter: « L'Europe a besoin de Verts forts. Nous somme les seuls à avoir des réponses fortes sur de nombreux problèmes comme l'énergie - nous sommes aussi les seuls à n'avoir jamais changé d'avis sur l'énergie nucléaire », soulignant que le récent accident nucléaire en Suède a donné raison aux Verts de douter des garanties de sécurité de technologies « prétendument sûres ». Pour Madame Lunacek, la prise de position du ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur l'avenir de l'Europe a eu le mérite de « relancer le débat », mais elle déplore « qu'il ferme la porte à la Turquie, ce qui est inacceptable », qu'il « reporte l'idée d'une nouvelle constitution après 2009 ». Selon elle, « il faut convoquer une Convention à la fin de la Présidence allemande, avant les élections européennes de 2009 et après les élections françaises, avec une forte participation parlementaire, une Convention qui aborde les questions sociales. L'idée d'une constitution européenne unit les Verts à 98% », a-t-elle martelé. Quant à la constitution de listes européennes pour les élections au PE, préconisée par M. Sarkozy, Mme Lunacek estime que « ce n'est pas la bonne voie », préférant l'option de 10% de listes transfrontalières.

Y a-t-il encore une place pour les Verts dans le paysage politique européen ? s'est interrogé le Belge Philippe Lamberts, porte-parole du Parti vert européen en évoquant « la fin du premier chapitre de la participation des Verts au gouvernement en Belgique, en Italie, en France et en Suède ». Sa réponse est oui. Selon lui, il convient, il faut que « les Verts européens se consacrent à la phase suivante: entre maintenant et les élections européennes en 2009 », en veillant à apporter de la valeur ajoutée aux élections nationales dans l'intervalle. « La mise à l'épreuve sera de savoir si la Parti vert européen peut améliorer les résultats des partis verts aux quatre coins de l'Europe, en Europe occidentale, mais aussi en Europe de l'Est et du Sud où cela a été difficile jusqu'à présent. Mais les résultats des Verts tchèques sont encourageants », estime M. Lamberts. (Le projet de résolution du parti Vert européen peut être consulté à l'adresse suivante: http: //http://www.genevacongress.eurogreens.org.cms/default/rubrik/8/8141;htm ).

 

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