Strasbourg, 05/07/2006 (Agence Europe) - Quelles sont les incidences d'éventuelles consolidations, fusions ou rachats des grandes bourses européennes et que peut ou doit faire la Commission européenne ? A cette question orale posée par la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, la socialiste française Pervenche Berès, le Commissaire chargé du marché intérieur Charlie McCreevy a répondu en estimant qu'il appartenait au marché de se prononcer. « La Commission croit fermement que les forces de marché et le choix des actionnaires devraient déterminer la forme des consolidations boursières », a expliqué M. McCreevy, lundi après-midi en plénière. Alors qu'Euronext, qui a prévu de s'allier avec le New York Stock Exchange (NYSE), en repoussant l'approche de la Deutsche Börse, et que le Nasdaq a augmenté sa part dans le capital du London Stock Exchange, il n'est pas du ressort des autorités publiques de décider quel rapprochement est souhaitable, a martelé le Commissaire. Lors du débat qui a suivi, Mme Berès a néanmoins estimé que les forces du marché ne pouvaient pas décider seules sur des questions de ce type, où l'intérêt public est en jeu. Le problème tient plus aux opérations post marché qu'aux fusions des places boursières elles-mêmes, a-t-elle insisté, en demandant que les résultats de l'étude d'impact de la Commission sur ce sujet soient transmis au Parlement.
Dans un document de travail préliminaire, publié fin mai, la Commission recommandait d'agir afin d'accroître la compétitivité en matière de compensation et de règlement livraison en éliminant les obstacles à l'intégration (EUROPE n° 9199). Le Commissaire McCreevy a indiqué que la décision sur la façon d'agir n'avait pas encore été prise et qu'elle devrait l'être prochainement.