Bruxelles, 26/06/2006 (Agence Europe) - Pour l'Assemblée parlementaire paritaire (APP), composée de députés européens et de parlementaires des 78 pays ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique), il n'y a pas de doute: c'est à un génocide qu'il convient de mettre un terme au Darfour (Soudan), et les responsables doivent être sanctionnés. Dans une résolution d'urgence adoptée le 22 juin à Vienne, l'APP dit son soutien à l'appel de Kofi Annan en faveur d'une mission technique d'évaluation « pour préparer la venue d'une force des Nations Unies dans le but de sécuriser et protéger la population victime d'un génocide sans précédent ». La résolution souligne à cet égard l'extrême gravité des conclusions du troisième rapport du procureur de la Cour pénale internationale indiquant que certains groupes impliqués dans des crimes au Darfour l'ont fait « avec l'intention précise de commettre un génocide ». Les parlementaires ACP/UE demandent au Conseil de sécurité des Nations unies d'envisager un embargo sur les armes et un embargo sur le pétrole au Soudan, ainsi que des sanctions ciblées sur les responsables de violations des droits de l'homme, afin de ne pas accentuer les souffrances de la population soudanaise. L'APP demande au gouvernement soudanais d'arrêter les quatre dirigeants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) conformément aux mandats d'arrêt lancés par la CPI et de les livrer immédiatement afin qu'ils passent en jugement. Elle demande aussi que le gouvernement soudanais mette tout en œuvre pour garantir le retour volontaire et en toute sécurité de tous les réfugiés et toutes les personnes déplacées, en coopérant avec les ONG et les organisations de la société civile. Il conviendrait en outre que la communauté internationale crée un fonds spécial pour la réhabilitation de la région du Darfour après la signature d'un accord de paix, estiment les parlementaires ACP/UE.