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Bulletin Quotidien Europe N° 9199
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Les sept participants au projet ITER ont signé l'accord international pour le développement du réacteur expérimental de fusion

Bruxelles, 24/05/2006 (Agence Europe) - Les sept parties engagées dans le projet (UE, Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Corée du Sud et Inde) se sont réunies à Bruxelles, le 24 mai, pour signer les accords négociés au cours de l'année passée, après la décision de retenir Cadarache, dans le sud de la France, comme site pour la construction et l'exploitation du réacteur expérimental de fusion thérmonucléaire ITER. Le projet ITER est un projet coopératif de recherche, dont le but est de reproduire la réaction physique - appelée fusion - qui se produit au sein du soleil et des autres étoiles. « La fusion présente de multiples intérêts en tant que vaste source d'énergie; ses combustibles de base sont abondants et disponibles partout; elle ne produit pas d'émissions de gaz à effet de serre; elle ne présente pas de risque de "fusion du cœur” ou de “réactions d'emballement”; elle ne génère pas de déchets longuement radioactifs qui seraient laissés aux générations futures », explique la Commission dans un communiqué qui répond implicitement aux critiques des organisations environnementales qui reprochent à ce projet d'engloutir des milliards d'euros qui pourraient être utilisés pour le développement d'énergies renouvelables. “Ce moment est vraiment crucial, pour le projet ITER et pour la collaboration scientifique mondiale en général”, a déclaré le Commissaire européen à la Recherche, Janez Potoènik, hôte de la cérémonie de signature. Et d'ajouter: “Ensemble, nous créons un nouveau modèle de coopération scientifique et technique à l'échelle mondiale. Ce faisant, nous envoyons un message important sur l'intérêt de travailler ensemble pour relever les défis communs.”

Chaque partie doit encore ratifier l'accord selon sa législation et ses pratiques nationales. Pour l'UE, cela signifie que le Conseil des ministres devra adopter une décision approuvant l'accord. L'UE est représentée par la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom), au sein de laquelle la Suisse a les mêmes droits et obligations que les États membres de l'Union. On escompte que toutes les parties auront achevé la procédure d'adoption d'ici la fin de 2006, et que les procédures d'obtention de tous les permis de construction nécessaires pour le site seront terminées dans le même temps, ce qui veut dire que la construction pourra réellement commencer en 2007.

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