Bruxelles, 11/04/2006 (Agence Europe) - Réunis le 7 avril à Paris sous la présidence d'Ernest-Antoine Seillière, les présidents des fédérations nationales d'entreprises membres de l'Unice (nouvellement baptisée Confédération des entreprises européennes) ont adopté une déclaration dans laquelle ils lancent un appel à la relance de l'Europe. Les présidents ont donné mandat au Président Seillière de développer « l'action et la communication de l'Unice pour une Union européenne plus forte et plus active, capable d'amplifier la croissance, de motiver les générations nouvelles et de leur donner l'espoir dans un avenir meilleur ». Dans leur déclaration, ils soulignent les objectifs essentiels selon les entreprises: 1) les Etats membres doivent mettre en œuvre les réformes prévues par la Stratégie de Lisbonne, en renforçant le lien entre la recherche et l'innovation, en menant un large programme « Mieux légiférer » et en combattant les déficits publics ; 2) le marché européen doit s'intégrer pleinement, en mettant en place des industries de réseau performantes (notamment dans l'énergie), en appliquant le principe de la reconnaissance mutuelle à tous les marchés pertinents, en adoptant une directive sur les services qui favorise réellement croissance et emploi ; 3) l'UE doit se doter d'une gouvernance efficace, en réglant les problèmes institutionnels qui se posent dans une Union à 25 Etats membres et plus ; 4) les tendances protectionnistes doivent être combattues, en faisant fermement respecter la législation sur le marché intérieur, en assurant des conditions de concurrence sur les marchés mondiaux dans le cadre des négociations en cours à l'OMC ; 5) les opportunités de l'élargissement doivent être pleinement saisies , en levant les restrictions actuelles à l'accès des travailleurs des nouveaux Etats membres aux marchés du travail des anciens, en utilisant la politique régionale et de cohésion pour encourager le développement économique dans l'ensemble de l'UE et en particulier dans les nouveaux Etats membres ; 6) le modèle social européen doit se moderniser pour être préservé, en améliorant les possibilités d'emplois pour chacun, en adaptant les systèmes sociaux au vieillissement de la population, et en donnant au dialogue social l'espace nécessaire.