Bruxelles, 11/04/2006 (Agence Europe) - La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) s'inquiète de l'impact social des négociations sur les services entamées, le 28 février dans le cadre des pourparlers de Doha (EUROPE n° 9242). Selon la CISL en particulier, la requête de la Chine et de l'Inde de ne pas adopter le concept de parité salariale (que certains pays ont spécifié dans leurs propositions lors des négociations sur le déplacement des travailleurs) est « une des propositions les plus alarmantes ». Si elle est adoptée, « cette proposition signifierait que les travailleurs des pays en développement pourraient être embauchés dans les pays développés pour un quart du salaire local, voire moins (…) et n'aurait d'autre effet que de contribuer au dumping social, de favoriser le racisme et d'accroître les craintes vis-à-vis de la mondialisation », avertit la CISL. En outre, elle déplore que les négociations sur les services « minimisent le droit de l'homme à l'accès à l'éducation, à la santé et à l'eau ». « Un gouvernement élu démocratiquement doit avoir le droit de fournir des services publics de qualité et de renforcer la règlementation pour les fournisseurs multinationaux de service, si nécessaire, sans craindre d'être traîné devant une cour de l'OMC », conclut la CISL.