login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9166
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie/demographie

Les réponses au défi du vieillissement démographique en Europe doivent être mises en œuvre rapidement, rappelle
M. Almunia - M. Breton demande une « politique d'immigration choisie »

Bruxelles, 03/04/2006 (Agence Europe) - « Je souhaite pousser les Etats membres à ne pas différer les réformes plus longtemps au prétexte que 2050 est une échéance lointaine et que les projections démographiques et budgétaires doivent toujours être prises avec des pincettes », a exhorté le 31 mars à Bruxelles Joaquin Almunia, en rappelant que seuls neuf pays de l'UE sont en bonne position pour répondre au défi du vieillissement (Autriche, Danemark, Suède, Finlande, Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Slovaquie). Telle qu'elle apparaît dans les programmes de stabilité et de convergence, la situation est à haut risque dans six pays (Portugal, Grèce, Chypre, Hongrie, Slovénie et République tchèque) et plutôt incertaine dans les dix restants, a souligné le Commissaire aux affaires économiques et monétaires en s'exprimant vendredi dernier lors d'une conférence de la Commission sur l'impact économique et budgétaire du vieillissement. « La tâche n'est pas insurmontable » et certains progrès ont été faits en termes de réformes des systèmes de retraites, mais « souvent nous observons que les progrès dans un domaine sont annulés par les reculs dans d'autres domaines », notamment la hausse des chiffres des déficits et de la dette publique observées ces dernières années, a ajouté M. Almunia, confiant que « le plus tôt nous agirons, le plus facile ce sera ».

Intervenant plus précisément sur le cas de la France, le ministre des Finances Thierry Breton a expliqué la difficulté à aborder les réformes et souligné l'impossibilité de trouver une panacée qui soit applicable à tous les Etats membres. Il faut d'abord « poser les problèmes sans tabous et ensuite tenir ses engagements », car pour redynamiser l'économie européenne, il faut réduire la dette et le déficit, reconnaît M. Breton. Le ministre, qui avait présenté le jour même les chiffres définitifs du déficit français pour 2005, finalement de retour sous les 3% du PIB (un peu moins de 2,9%) grâce aux recettes, en a profité pour réaffirmer ses engagements pour l'année en cours. Se félicitant de l'étude menée par la Commission sur l'impact du vieillissement démographique pour les finances publiques (EUROPE n° 9130), M. Breton a souhaité que les réflexions se poursuivent sur les conséquences en termes d'immigration. « Pour financer notre modèle européen, il faudra, de façon indispensable au niveau des 25, réfléchir à une véritable politique d'immigration choisie », a déclaré le ministre français.

La Commission européenne, pour sa part, présentera à l'automne un nouveau rapport ciblé sur les principaux facteurs de risque à long termes du vieillissement démographique en Europe.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE