Bruxelles, 03/04/2006 (Agence Europe) - Les négociateurs des trois principales puissances agricoles à l'OMC, le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, le Secrétaire d'Etat américain au Commerce Rob Portman et le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim, chef de file du groupe des pays émergents du G-20, se sont félicités le 1er avril, après leur réunion informelle de deux jours à Rio, d'avoir accompli des progrès pour définir les grandes lignes d'un accord avant la date butoir du 30 avril prochain, date à laquelle les 149 pays membres de l'OMC devront avoir arrêté leurs modalités (chiffres et autres dispositions) sur les volets agricole et des biens manufacturés (NAMA). « Nous avons légèrement progressé », a déclaré à la presse le négociateur américain Rob Portman à l'issue de la réunion. « Nous sommes maintenant plus près les uns des autres » pour arriver à un accord « juste et équilibré », a estimé M. Portman avant d'ajouter: « Toutefois, nous n'y sommes franchement pas encore. Il y a encore des espaces entre nous et j'espère qu'ils seront comblés » avant le 30 avril. « Il y a une possibilité d'arriver à un accord d'ici la fin avril. Nous n'en avons pas les contours, mais nous n'avons pas non plus une page blanche », a noté pour sa part le négociateur européen, Peter Mandelson. Le ministre brésilien Celso Amorim s'est quant à lui félicité que les points d'achoppement essentiels entre Union européenne, Etats-Unis et G-20, à savoir la réduction des soutiens internes américains en agriculture, la diminution des droits de douane agricoles européens et celle des tarifs sur les biens industriels dans les pays émergents, aient été débattus de manière « ample et franche » à Rio. « Les sacrifices devront être proportionnels au niveau de développement », n'a-t-il pas manqué de rappeler, avant de préciser: « Parmi certaines conclusions qui feront l'objet de débat a Genève, nous avons souligné la nécessité d'accélérer les simulations pour avoir une notion précise des chiffres, en ce qui concerne le soutien intérieur notamment ».
A Genève, diplomates et experts poursuivent l'examen de simulations chiffrées impliquant des milliers de lignes tarifaires et permettant de tester les possibilités des uns et des autres tant sur le plan offensif que défensif et, donc, de mesurer précisément quels seraient leurs gains et leurs concessions en accès réel au marché.