Bruxelles, 22/03/2006 (Agence Europe) - Les ministres européens du Tourisme, mais aussi des représentants des organisations internationales et européennes de ce secteur, réunis les 20 et 21 mars à Vienne, ont discuté de l'avenir du tourisme en Europe. Sous la devise « Tourisme - clé pour la croissance et l'emploi en Europe », ils ont débattu des aspects liés à la croissance et à l'emploi et des stratégies à mettre en place pour promouvoir l'activité du secteur touristique. La conférence était organisée sous les auspices de la Présidence autrichienne, en collaboration avec la Finlande, qui reprendra le flambeau le 1er juillet, et de la Commission européenne. La journée de lundi était consacrée à deux ateliers de travail, sur les thèmes « Technologies de l'information et de la communication (TIC): instruments de croissance et d'emploi pour le tourisme » et « Tourisme et culture: partenariat pour la croissance et l'emploi ». Les ministres se sont aussi entretenus sur les initiatives adoptées récemment par la Commission européenne en vue de renforcer le partenariat pour le tourisme en Europe (voir plus loin). « De nos jours, le tourisme compte parmi les secteurs économiques les plus importants, les plus dynamiques et les plus attractifs et est de plus en plus considéré comme un moteur de croissance et d'emploi », a souligné le ministre autrichien chargé du Tourisme Martin Bartenstein, qui présidait la réunion.
En 2002, les ministres européens avaient adopté une résolution spécifique sur le tourisme, demandant davantage de contrôle et de suivi sur l'impact de la législation européenne sur le tourisme, ainsi que la promotion de l'Europe comme destination touristique privilégiée. La résolution demandait par ailleurs aux Etats membres d'entreprendre davantage d'actions de promotion pour ce secteur économiquement prometteur. De son côté, la Commission dévoilait le 20 octobre 2005, à Malte, la stratégie qu'elle compte adopter pour développer le secteur touristique dans les Etats membres, dans le respect des législations nationales (les Etats membres ont la compétence en matière de tourisme: voir EUROPE n° 9054).
Le Commissaire Günter Verheugen, responsable des entreprises et de l'industrie, a rappelé à Vienne les priorités qu'il avait présentées à Malte, et qui ont été formellement adoptées entre-temps. « Bien que l'Europe soit la région du monde la plus visitée, la fréquentation des touristes internationaux augmente moins vite que la moyenne mondiale », souligne la Commission, qui met en avant l'importance de tenir compte, dans les politiques envisagées, de facteurs décisifs tels que la mondialisation, les changements démographiques et l'évolution des transports, mais aussi la concurrence de plus en plus forte d'autres destinations mondiales, notamment asiatiques. « Nous devons faire plus encore pour maintenir notre avantage compétitif. Nos propositions apporteront une valeur ajoutée européenne aux efforts entrepris par les Etats membres et contribueront à promouvoir l'Union européenne comme destination touristique unique, de façon plus efficace et coordonnée », a estimé M. Verheugen.
Rappelons que la Commission propose les initiatives suivantes: 1) meilleure coordination des politiques afin que les décisions qui ont un impact sur le secteur du tourisme n'entravent pas son développement ; 2) meilleure utilisation des instruments financiers communautaires: divers instruments financiers sont disponibles au niveau européen pour le tourisme, qui continuera à en bénéficier ; 3) mise en place de « l'Agenda 21 européen pour le tourisme » afin de promouvoir la « durabilité du secteur ». La Commission présentera en 2007 une proposition sur un « Agenda 21 », sur la base des avis du groupe sur la durabilité du tourisme composé de représentants du secteur ; 4) une meilleure réglementation fondée sur le projet « Mieux légiférer »; 5) une meilleure compréhension du tourisme grâce à la diffusion d'informations de qualité ; 6) une meilleure promotion des destinations européennes en tirant profit des avantages de la mondialisation et du nouvel intérêt manifesté par certaines régions du monde pour l'Europe (Russie, Chine, Inde), via la mise en place, notamment, d'un nouveau portail internet « Visit Europe » ; 7) amélioration de la « visibilité » du tourisme grâce à l'organisation de certaines activités promotionnelles. La Commission précise qu'elle continuera de travailler en pleine collaboration avec les Etats membres et les parties intéressées, à tous les niveaux (local, régional, national, communautaire) et que « la politique européenne devra être complémentaire avec les politiques mises en œuvre par les Etats membres ».
La Commission a profité de la rencontre de Vienne pour lancer le nouveau portail internet « Visit Europe » annoncé l'an dernier à Malte, destiné à promouvoir les destinations à l'intérieur de l'Union (http: //http://www.visiteurope.com ).