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Bulletin Quotidien Europe N° 9137
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/danemark/avenir de l'europe

Le Danemark, habitué aux référendums et aux débats publics, est en pleine phase de réflexion, explique Mme Arnold

Bruxelles, 22/02/2006 (Agence Europe) - La présidente de la commission des Affaires européennes du Folketing (parlement danois), Elisabeth Arnold, a informé mardi la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen du déroulement, dans son pays, de la « période de réflexion » sur l'avenir de l'Europe. Avec ses six référendums européens depuis l'adhésion du pays à la CEE en 1973, le Danemark a une longue et riche expérience en matière de débat public. « Le Danemark est un pays où le débat public est pris très au sérieux », a souligné Mme Arnold. Initialement, le gouvernement danois avait prévu d'organiser un référendum sur le projet de Constitution européenne le 27 septembre 2005, mais il l'a annulé après que le Conseil européen de juin 2005 eut décidé de décréter une période de réflexion, en réaction aux « non » français et néerlandais. Cependant, assure Mme Arnold, la motivation des partis politiques reste, et ils ont tous une « réelle volonté politique d'alimenter le débat européen » et de rendre la période de réflexion aussi substantielle que possible. L'affaire des caricatures du prophète Mahomet a ajouté une nouvelle dimension à ce débat, « car, plus qu'autre chose auparavant, elle a démontré aux Danois à quel point le monde s'est globalisé et que les Danois, sans l'Europe, sont très petits et très seuls », a dit Mme Arnold. Concrètement, c'est la commission des Affaires européennes du Folketing, et non pas le gouvernement, qui est chargée de coordonner et d'encadrer le débat sur l'avenir de l'Europe au Danemark. C'est aussi cette commission parlementaire qui gère l'allocation des crédits financiers aux différents mouvements qui souhaitent participer au débat en organisant des activités concrètes sur le terrain. Au total, 2,3 millions d'euros sont prévus à cette fin, « une somme considérable comparée aux 6 millions d'euros que prévoit le budget de la Commissaire Wallström » pour soutenir des activités dans toute l'UE, a estimé le social-démocrate allemand Jo Leinen, président de la commission des affaires constitutionnelles du PE, qui a critiqué « la volonté minimale de la Commission de soutenir ce débat ». Pour cibler le débat au Danemark, la commission, présidée par Mme Arnold, a défini cinq questions principales qui ressemblent très fortement aux questions identifiées dans le rapport Duff/Voggenhuber du PE, à savoir: - quel est le problème transfrontalier pour lequel l'Europe devrait prioritairement trouver une solution ? - quel problème de coopération au sein de l'UE est le plus important et comment pourrait-il être résolu ? - comment le débat sur l'avenir de l'Europe et un éventuel nouveau traité devraient-ils être organisés afin de garantir substance et légitimité ? - comment renforcer la participation des citoyens dans l'UE ? - où sont les frontières de l'Europe ? Notre commission parlementaire rédigera un rapport d'activité que le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen présentera au Conseil européen de juin prochain, a annoncé Mme Arnold. Jo Leinen s'est félicité de la façon « très active » dont le Danemark a abordé la phase de réflexion, « alors que beaucoup de pays membres n'ont même pas encore commencé ». Le Danemark peut être considéré comme un « exemple », a estimé M. Leinen.

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