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Bulletin Quotidien Europe N° 9126
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/olaf

M. Brüner reste à la tête de l'OLAF jusqu'en mars 2011

Bruxelles, 07/02/2006 (Agence Europe) - Après une bataille d'influence qui a duré un an, les trois institutions de l'Union européenne sont enfin parvenues, le 7 février, à un accord pour reconduire l'Allemand Franz-Hermann Brüner à son poste de directeur de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF). M. Brüner était entré en fonction à ce poste le 1er mars 2000 et son mandat, qui avait expiré depuis mars 2005, avait dû être prorogé d'un an le temps de lui trouver un éventuel successeur. M. Brüner restera directeur de l'OLAF pendant cinq ans de plus, soit jusqu'en mars 2011. Le 14 février, à Strasbourg, la Commission européenne décidera officiellement de désigner M. Brüner comme son propre successeur à la tête de l'OLAF.

« Nous avons débattu, soupesé les positions exprimées par chaque institution, et nous sommes tombés d'accord sur le fait que M. Brüner est le plus adapté à ce poste », a déclaré mardi Siim Kallas, le Commissaire chargé de l'Administration et de la lutte contre la fraude. Lors d'une réunion entre les trois institutions, le 7 février, la candidature de M. Brüner a été préférée à celles d'un Suédois (Björn Eriksson, gouverneur d'une province suédoise, qui figurait en tête de la liste du Parlement européen et à la deuxième place sur la liste du Conseil) et de deux Français (François Falletti, représentant de la France à Eurojust et Alain Gillette, magistrat à la Cour des comptes française qui était premier sur la liste du Conseil).

Dans cette décision de conserver M. Brüner à son poste, le conservateur britannique Chris Heaton-Harris dénonce les manœuvres « orchestrées par des leaders allemands et les fonctionnaires à Bruxelles ». Le député européen souligne dans un communiqué que M. Brüner arrivait troisième sur la liste de candidats du Conseil et deuxième sur celle de la commission du contrôle budgétaire du PE. M. Heaton-Harris note par ailleurs que la gestion de l'OLAF par M. Brüner a fait l'objet de « vives critiques » et qu'elle n'a eu qu'un « impact limité » sur la prévention de fraude et la lutte contre une mauvaise utilisation des dépenses du budget de l'UE, en particulier en liaison avec l'affaire du journaliste allemand Hans-Martin Tillack.

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