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Bulletin Quotidien Europe N° 9085
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/ueo/assemblee

La Présidence autrichienne fera des propositions concrètes pour améliorer la coopération civilo-militaire - Renforcement de la PESD - Fonds euro-africain

Bruxelles, 08/12/2005 (Agence Europe) - Lors de la session de l'Assemblée de l'UEO à Paris, Günther Platter, le ministre autrichien de la Défense, a déclaré le 5 décembre, que son pays, qui prendra en janvier la présidence du Conseil de l'UE et de l'UEO, entend améliorer la conduite des missions civilo-militaires de gestion des crises. M. Platter a estimé que si l'UE a fourni 600 militaires pour venir en aide aux populations victimes du tsunami en Asie du Sud-Est, elle s'est révélée « pratiquement invisible » à cause de « la rivalité des Etats membres soucieux d'arriver les premiers sur le terrain en dehors de toute coordination ». La future Présidence autrichienne fera des propositions pour améliorer la coordination des opérations civilo-militaires en cas de catastrophes naturelles et pour les actions menées sur le continent africain. L'Autriche proposera notamment: - la nomination d'un officier de liaison entre la cellule civilo-militaire du SHAPE à l'OTAN et l'Etat-major de l'UE ; - la création d'un « pool d'experts européens capable d'intervenir dans les 24 heures après une catastrophe » pour fournir une première assistance et mettre sur pied des équipes européennes d'intervention. Les Balkans figurent aussi parmi les autres priorités de la Présidence autrichienne en matière de PESD. « L'UE devra assumer davantage de responsabilités pour que les pays de cette région se rapprochent davantage de l'Europe », a déclaré M. Platter. Le ministre autrichien a estimé qu'il ne fallait pas retirer trop rapidement les forces de l'UE présentes en Bosnie-Herzégovine.

En adoptant, le 5 décembre, le rapport d'Andrea Manzella (groupe socialiste, italien), l'Assemblée de l'UEO demande le renforcement de la PESD sans attendre la levée des incertitudes pesant sur l'avenir du traité constitutionnel européen. Elle propose de renforcer le rôle du Haut représentant de l'UE pour la PESC et de mettre en place un service diplomatique européen en vue de renforcer la cohérence et la visibilité de la PESD. L'Assemblée se dit convaincue que les incertitudes qui planent sur le sort du traité constitutionnel « ne doivent pas affecter la poursuite des efforts pour mener à bien le projet PESD, soit à partir des coopérations et des structures établies en vertu des traités existants, soit par des arrangements et des coopérations en dehors de traités ». Elle souhaite en outre « l'établissement d'une synergie entre elle-même et le Parlement européen afin « d'assurer le suivi parlementaire de la PESD ».

En adoptant, le 6 décembre à Paris, le rapport du libéral luxembourgeois Charles Goerens sur le
« maintien de la paix en Afrique subsaharienne », l'Assemblée de l'UEO a demandé la création d'un « Fonds euro-africain de paix et de sécurité » qui permettrait de mieux prévoir le financement des activités de gestion de crise menées par l'Union africaine (UA). Ce fonds remplacerait la « Facilité de paix pour l'Afrique ».
M. Goerens a plaidé aussi en faveur de la mise en place d'une « base militaire commune entre l'UE et l'UA en Afrique centrale », destinée à améliorer la formation des forces africaines. Cette idée est partagée par le ministre belge à la Coopération Armand De Decker. Préférant la formule d'un « partenariat entre l'UE et l'Afrique » à celle d'une « stratégie de partenariat avec l'Afrique », M. Goerens a souligné que « si nous ne parvenons pas à donner à l'Union africaine les moyens de régler maintenant les problèmes du continent, la facture à payer en vies humaines sera encore plus lourde demain ». Said Djinnit, commissaire pour la paix et la sécurité de la commission de l'Union africaine, a appelé l'UE à fournir l'assistance nécessaire pour « donner vie aux institutions africaines ».

Le socialiste français Jean-Pierre Masseret a été élu président de l'Assemblée de l'UEO le 7 décembre. Rappelant « la légitimité d'une Assemblée composée de représentants des parlements nationaux », Jean-Pierre Masseret a estimé que l'Assemblée de l'UEO constitue « le cadre le plus inclusif pour la définition d'une politique européenne de sécurité et de défense ». Confortée « l'autorité » que lui confère l'article 5 du Traité de Bruxelles modifié, l'Assemblée a pour mission principale « la définition et l'évaluation des menaces, la définition et la préparation des moyens humains et techniques adaptés à la préservation des intérêts vitaux de l'Europe », mais aussi « l'adaptation et l'adoption d'un projet plus politique », a-t-il rappelé. (Source: notre publication Nouvelles Atlantiques).

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