08/12/2005 (Agence Europe) - Face à l'opposition croissante des populations concernées, au Piémont, par la construction de TGV Lyon-Turin, le vice-président de la Commission chargé des Transports Jacques Barrot a appelé au calme (« les solutions ne sont pas dans l'affrontement ») et a annoncé le lancement d'une « expertise indépendante », pour examiner « tous les aspects soulevés » et vérifier « si les réponses sont suffisamment complètes ». De l'autre coté, les Verts français membres du Parlement européen ont exprimé leur solidarité aux manifestants de la vallée de Susa, en dénonçant la « répression d'une rare violence » de la police italienne. Marie-Hélène Aubert, Jean-Luc Bennahmias, Hélène Flautre, Marie-Anne Isler Béguin, Alain Lipietz et Gérard Onesta demandent une évaluation transparente de l'impact du projet sur la région et réclament une politique des transports volontariste et coordonnée dans l'espace alpin (avec un transfert des marchandises de la route vers le rail), une tarification conséquente de la route, une harmonisation sociale et fiscale dans le secteur, et des aides au transport combiné.