Bruxelles, 08/12/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a ouvert une enquête sur une aide versée en 1999 par la Grèce à l'entreprise Hellenic Vehicle Industry SA (ELVO), sous forme d'une annulation de la dette contractée auprès du secteur public entre 1988 et 1998. Le gouvernement grec estime que l'aide, d'un montant de 3,5 millions d'euros, ne concerne que les activités militaires d'ELVO et est donc exclue du champ d'application des règles communautaires des aides d'Etat en vertu de l'article 296 du Traité, qui autorise ces dérogations pour des raisons directement liées aux intérêts essentiels de la sécurité nationale. A ce stade, la Commission doute que les effets de l'opération soient effectivement circonscrits à la production militaire d'ELVO et estime que l'aide a aussi pu favoriser les activités civiles de l'entreprise. Cette dernière est le principal fournisseur de l'armée grecque et fabrique aussi bien des tanks et des véhicules blindés à usage militaire que des véhicules civils et des produits à double usage, comme des jeeps ou des pièces de rechange. Lorsque les autorités grecques ont arrêté la mesure en 1999, les activités civiles représentaient une part substantielle du chiffre d'affaires total d'ELVO, constate la Commission, qui souhaite examiner la partie de l'aide correspondante au regard des règles sur les aides d'Etat.