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Bulletin Quotidien Europe N° 9085
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/desarmement et non proliferation

La conférence interparlementaire montre la nécessité d'une approche intégrée et de ressources suffisantes

Bruxelles, 08/12/2005 (Agence Europe) - La commission des Affaires étrangères et la sous-commission de la sécurité et de la défense du PE présidées par les chrétiens-démocrates allemands Elmar Brok et Karl von Wogau ont organisé le 8 décembre à Bruxelles, avec des membres de parlements nationaux, la Commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner et des experts, une conférence interparlementaire sur la non-prolifération des armes de destruction massive (ADM), les armes petites et légères et les explosifs laissés par les guerres. Une conclusion générale des parlementaires comme des experts a été que l'UE, pour être efficace dans la lutte contre ces armes, doit adopter une approche plus intégrée et se doter de ressources suffisantes. Les négociations avec l'Iran sur le nucléaire sont un exemple concret de ce que l'UE peut faire, a dit à la presse Elmar Brok, qui a amèrement ironisé: nous attendons dans quelques jours des décisions très importantes pour les sept prochaines années ; or, Tony Blair a réussi « de manière géniale » à proposer (sur les perspectives financières) « un accord qui n'est qu'une combinaison d'intérêts nationaux ». Espérons que les chefs d'Etat et de gouvernement choisiront « l'intérêt commun », a-t-il lancé. Sur ce problème de financement, Alison Bayles, directrice à l'Institut International de Recherche pour la Paix de Stockholm (SIPRI), qui a évoqué le problème des ADM, a noté devant la presse que dans certains cas des sommes importantes sont nécessaires, en citant en exemple deux recommandations du SIPRI à l'UE concernant la Russie (aide à fermer une usine à plutonium et à construire une usine pour la destruction des armes chimiques). Il s'agit d'environ « 100 millions d'euros ou plus », a-t-elle précisé, en remarquant: ce n'est pas à nous de dire d'où doit venir cet argent, mais, «s'il vous plaît, faites davantage ». Patricia Lewis, directrice à l'Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, a renchéri: « nous parlons de décennies de financement soutenu » aussi en ce qui concerne des actions intégrées pour lutter contre la prolifération d'armes légères, le déminage et les explosifs hérités des guerres. Lors de la même conférence de presse, le rapporteur du PE sur la non-prolifération, Girts Valdis Kristovskis (UEN, letton), a plaidé pour une politique commune européenne dans ce domaine, alors que le rapporteur sur le code de conduite de l'UE sur les exportations d'armements, Raül Romeva i Rueda (Verts/ALE, espagnol) a regretté que le code ne soit pas contraignant.

Dans son intervention à la conférence, le Président Borrell a estimé que si les Etats membres rendent ce code juridiquement contraignant, « il sera la pièce maîtresse d'une politique commune de contrôle des exportations d'armements ». Josep Borrell a aussi, comme d'autres participants, beaucoup insisté sur la dimension « développement » de cette lutte, en estimant qu'il faut doter l'UE d'une politique qui « trouve un juste équilibre entre capacité militaire et de défense, actions en faveur du désarmement et promotion du développement ». Quant à Karl von Wogau, il a demandé l'établissement d'un système international d'enregistrement d'armes légères et de petit calibre, en notant que plus de 500 000 personnes meurent chaque année à cause de ces armes (il y en a plus de 600 millions, a-t-il rappelé).

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