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Bulletin Quotidien Europe N° 9080
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bien-etre animal

Le projet Welfare Quality veut développer des standards européens pour améliorer le bien-être des animaux d'élevage, et rétablir la confiance des consommateurs

Bruxelles, 01/12/2005 (Agence Europe) - Partant du principe que l'appréciation de la qualité de l'alimentation ne dépend pas seulement de la sécurité des produits alimentaires finaux, mais aussi de la prise en compte du bien-être des animaux d'élevage destinés à la consommation humaine, le projet WELFARE QUALITY vise, depuis sa création en mai 2004 à intégrer le bien-être des animaux comme paramètre de qualité des aliments et à fournir une information transparente aux consommateurs. Ce projet s'appuie sur les enquêtes et les recherches menées par 39 universités et instituts de 13 pays d'Europe (y compris Norvège et Suisse), afin de mettre en place des standards européens d'évaluation du bien-être des animaux sur le lieu d'élevage lors des transports et au moment de l'abattage, d'élaborer des stratégies d'amélioration du bien-être adaptées aux différentes espèces animales et des systèmes de contrôle fiables dans les élevages, mais aussi d'aider le consommateur à choisir un produit en connaissance de cause, à travers un étiquetage précis. Cette démarche vise à concilier les exigences du marché avec les préoccupations des consommateurs, preuves scientifiques à l'appui. C'est pourquoi le projet a adopté une approche « de l'assiette à la ferme », et cherche à évaluer le bien-être des animaux dans les exploitations du point de vue des animaux, a souligné le Dr. Harry Blokhuis, coordinateur du projet.

Les résultats des recherches et des enquêtes menées auprès de consommateurs et d'éleveurs dans 7 pays, présentés le 17 novembre au Conseil Economique et Social européen à Bruxelles, ont révélé l'existence de pratiques très différentes, d'où la difficulté d'élaborer des standards européens. Néanmoins, les listes des 10 points prioritaires en termes de qualité et de sécurité alimentaire établies par des consommateurs, d'une part, et la communauté scientifique, de l'autre, ont montré des similitudes encourageantes. Les participants à la rencontre ont souligné la nécessité de promouvoir un dialogue horizontal entre les consommateurs, les éleveurs, les commerçants et les scientifiques, et de mettre l'accent sur la formation et la sensibilisation des générations futures d'éleveurs à des pratiques plus respectueuses du bien-être des animaux. Par ailleurs, les coûts induits par des standards de qualité plus élevés et la labellisation des produits devraient être compensés par une diminution des pertes grâce à l'amélioration des pratiques d'élevage. Ce travail de rapprochement des standards européens à un niveau répondant à des exigences de qualité supérieures pourrait servir de prélude à une législation européenne. D'ailleurs, la valeur ajoutée de ce projet au niveau européen lui vaut de bénéficier d'un financement communautaire à hauteur de 14,4 millions d'euros au titre du 6ème programme-cadre pour la recherche et le développement (PCRD), sur un total de 17 millions d'euros nécessaires sur cinq ans.

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